18 septembre 2012

Septembre



Il paraît que pour attirer les lecteurs, il faut publier souvent et régulièrement. Ce ne sera pas mon cas. Pourtant j’en aurais des choses à publier toutes les semaines. Mais faute de temps, et surtout par manque d’envie, je ne publie pas systématiquement les recettes que je teste. J’oublie même de prendre des photos parfois. Du coup, la nourriture à donner à ce blog est ma foi bien maigre.

Ma vie a pris un tournant « professionnel » car depuis début septembre je suis apprentie au sein du service urbanisme d’une petite commune. Nous aurons l’occasion d’en reparler, héhé !

Ma vie d’étudiante, je l’enterre progressivement, et je n’ai plus beaucoup d’occasions d’user les bancs des amphis en rêvassant. Je passe une semaine par mois à la fac, et mon cerveau est alors beaucoup plus éveillé que d’ordinaire. Il faut dire qu’en tant qu’apprentie, je suis aussi payée pour aller en cours. Héhé, forcément, ça aide à se lever le matin ! En plus, mes cours sont devenus enfin concrets, animés, avec des professeurs qui en savent quelque chose puisque ce qu’ils enseignent c’est précisément leur métier. Je n’ai pas fini de vanter les mérites de l’apprentissage – si vous avez des enfants, c’est le moment de les convaincre, et ne croyez pas que l’apprentissage c’est seulement des CAP : je suis en Master 2 (bac +5, donc).

Soit. Bref.

Revenons à nos casseroles.

Parlons du mois de septembre : ses mirabelles (ah non, ça c’est plutôt fin août), ses poires, pommes, et puis la rentrée qui est sur toutes les lèvres, et les courges qui arrivent. Il n’est pas toujours nécessaire de verser dans la complexité pour se régaler (bien que je puisse aussi défendre le contraire).
 


Tarte aux mirabelles :

Pour cette tarte simple et délicieuse, pas de chichis ni de préparation 24h à l'avance. Préparez une pâte sablée avec :

- 170 gr de farine 
- 30 gr de germes de blé
- 100 gr de beurre mou
- une pincée de sel
- 20 gr de sucre
- 1 petit œuf

Mélanger la farine, les germes de blé, le sel dans un saladier. Ajouter le beurre en parcelles et sabler.
Dans un bol, battre l'oeuf et le sucre. Verser sur la farine+beurre et former une boule homogène.
Réserver au frais 30 min.

Pendant ce temps, dénoyauter les mirabelles. On peut les garder entières, ou bien les couper en deux (je préfère les couper en deux, c'est plus pratique à manger).

Préchauffer le four à 180°C.

Abaisser la pâte dans un moule à tarte. Disposer les mirabelles. Saupoudrer de cannelle.
Enfourner pour 30 min environ jusqu'à ce que la pâte soit dorée.

Déguster tiède !







Petites crèmes au four

Pour ce dimanche après-midi de septembre, parce-que le petit déjeuner de 10 heures ne nous a pas permis de manger à midi, et que la faim se fait sentir malgré tout vers 16h, voici un petit en-cas qui comblera la fin d’après-midi. Il faut toutefois le préparer quelques heures à l’avance pour qu’il ait le temps de refroidir. 

Ingrédients : pour 3 petites cocottes

-          - 20 cl de lait
-          - 10 cl de crème liquide
-         -  2 jaunes d’œuf + 1 œuf entier
-         -  2 cuillères à soupe de sucre
-         -  ½ gousse de vanille
-          - quelques raisins secs

Préparation :

Faire chauffer le lait et la crème avec la gousse de vanille fendue et ses graines et les raisins secs (afin de les imbiber de lait). Dès que le lait commence à bouillir, retirer du feu et laisser infuser 5 minutes.

Préchauffer le four à 150°C.

Porter à ébullition l’eau qui servira au bain-marie. (50 cl suffisent)

Dans un bol, battre les jaunes d’œuf et l’œuf entier avec le sucre. Verser progressivement le mélange au lait encore chaud (en utilisant un écumoire pour récupérer les raisins secs et la gousse). Remuer constamment au fouet.

Parsemer le fond des cocottes de quelques raisins secs imbibés du lait. Répartir le mélange dans chaque cocotte. Les placer dans un plat à gratin, et verser l’eau bouillante jusqu’à mi-hauteur des cocottes.

Enfourner pour 30 minutes environ, jusqu’à ce que la crème ne tremble presque plus lorsqu’on remue légèrement le plat.

Laisser refroidir, puis réfrigérer jusqu’à dégustation.

PS : Avec un coulis de caramel au beurre salé, c’est extra.






Potimarron farçi à la viande

Sans doute mon cucurbitacée préféré, le potimarron a un goût de châtaigne qui évoque l'automne. Farçi à la viande de boeuf hachée, c'est là qu'il est le meilleur.

Ingrédients :

- 1 potimarron moyen
- 2 oignons
- 250 gr de viande hachée de boeuf
- coulis de tomate
- 1 cuillerée à soupe de son d'avoine (ou autre flocon de céréale) 
- herbes de Provence / persil / herbes

Préparation : 

C'est là qu'il faut jouer avec sa montre et sa cocotte. Je m'explique : j'ai décidé de la jouer économique en pré-cuisant mon potimarron lavé et évidé à la cocotte minute, dans le panier vapeur.
Au bout de 10 minutes de sifflement, j'éteins la cocotte. La bête était quasiment cuite. Mais je décide de prolonger la cuisson 3-4 minutes. ERREUR ! Le potimarron était trop cuit, et devenu tout mou, sa peau s'était craquelée et il commençait à s'affaisser. Le farcir était devenu fastidieux, donc.
Tant pis, on ne m'arrêterai pas en si bon chemin. Je l'ai farçi et mis au four à gratiner quelques minutes. Bien que la farce sortait un peu pas toutes les craquelures, il fut à la hauteur de nos espérances gustatives.
Conclusion : OUI à la pré-cuisson vapeur, mais 10 minutes, pas une de plus. Ensuite, on finira la cuisson au four un peu plus longtemps, et le tour sera joué.

Laver le potimarron, et couper le "chapeau" pour atteindre la partie centrale : retirer alors les graines et les filaments à l'aide d'une grande cuillère.
Faire cuire le potimarron entier dans la cocotte pendant 10 minutes, dans le panier vapeur. Le chapeau sera placé également dans le panier vapeur, mais n'obstruera pas le trou creusé.

Préparer la farce : faire suer les oignons émincés, ajouter la viande, les condiments, et le coulis de tomate. Bien remuer, puis ajouter le son d'avoine en fin de cuisson.

Préchauffer le four à 230°C. 

Farcir le potimarron, le fermer avec le chapeau, et enfourner pour 30 minutes ou plus, jusqu'à ce que la chair soit bien tendre.

Note : on peut ajouter du fromage râpé et le faire gratiner en cours de cuisson.

Laisser refroidir quelques minutes avant de déguster avec une salade verte. Accompagner de coulis de tomate réchauffé, ou de crème fraîche.



30 août 2012

Sablés tourbillons pour après-midi pluvieux


200. Deux cents messages. Depuis 2006. Six ans de blog, dont quatre ans passés à hiberner (enfin non, je faisais un tas de choses pendant ce temps). Je suis passée de la lycéenne qui fait des gâteaux le week-end à l’étudiante qui étudie, et même qui travaille déjà pour gagner sa vie d’urbaniste : je suis officiellement apprentie urbaniste, et diplômée dans un an. Même si l'avenir n'est jamais certain pour les jeunes diplômés, tant que l’on peut cuisiner pour soi et ses proches, alors rien n’est encore perdu.

Beaucoup de choses ont changé depuis 2008. Je dois faire le ménage là-dedans, car beaucoup de blogs que j’affectionnais particulièrement ont disparu ou bien sont rentrés en hibernation prolongée, eux aussi. Je pense notamment au Palais des Délices, Gloubiblog, Les carottes sont cuites, Leconfit c’est pas gras !, ou encore Délice Urbain. Certains blogs ont considérablement augmenté en popularité, jusqu’à ce que leurs auteurs deviennent de véritables personnages médiatiques.  En ce qui me concerne je n’ai pas cette ambition, et bien que cela puisse être très tentant, je n’ai pas non plus envie de déguiser mes articles en publicité.

Avec le succès grandissant des blogs de cuisine, ces derniers sont devenus le support de toutes sortes de commerces, et source de convoitises pour les industriels, les éditeurs, et j’en passe. Je dois reconnaître que cela m’a un peu déçue. Heureusement, certains blogueurs comme Loukoum (j’adore son blog d’ailleurs) ont toujours revendiqué leur liberté de bloguer.

Je ne suis pas une as de la photographie, mais je sais me débrouiller sur Photoshop. Alors j’en profite pour retoucher luminosité et contraste pour rendre mes plats alléchants (enfin, je fais ce que je peux, hein !).

Je réalise souvent des choses simples, et depuis quelques temps j’essaie de varier les ingrédients pour donner plus de goût à des recettes « banales ». Par exemple, pour ces sablés, j’ai remplacé la farine blanche par de la farine semi-complète et des germes de blé. Les germes de blé donnent un petit goût noisetté absolument délicieux. J’utilise souvent de l’alcool fort en pâtisserie également (mes origines alsaciennes y sont sans doute pour quelque chose, quoique pour cette recette il y a un petit goût résolument Breton avec la Chouchen et le caramel au beurre salé. Il faut dire que j'ai aussi des origines bretonnes, cqfd). Dernière manie : je réduis toujours fortement la dose de sucre. Je n’aime pas les mets trop sucrés, d’autant plus lorsque cela ne change rien à la texture finale.

oui, j'ai une nouvelle nappe !


Sablés tourbillons

Ingrédients pour la pâte sablée aux germes de blé :

-          160 gr de farine T110
-          40 gr de germes de blé
-          90 gr de beurre
-          50 gr de sucre
-          1 petit œuf
-          1 bouchon de Chouchen


Ingrédients pour la farce chocolat-amandes-caramel au beurre salé :

-          70 gr de chocolat noir
-          1 cuillerée à soupe bombée de caramel au beurre salé
-          Un filet d’eau
-          Une poignée d’amandes entières torréfiées puis moulues
-          1 cuillerée à soupe bombée de farine


Préparation de la pâte sablée :

Faire ramollir le beurre. Ajouter le sucre et le travailler en pommade. Ajouter le Chouchen. Verser la farine et les germes de blé, et sabler entre les mains. Ajouter l’œuf légèrement battu, et former une boule homogène. Laisser reposer au réfrigérateur.


Pendant ce temps, préparer la farce :

Faire fondre au bain-marie le chocolat et le caramel au beurre salé, avec un filet d’eau. Bien mélanger, puis verser les amandes moulues et la farine. La texture de la farce doit être suffisamment souple pour être correctement étalée, sans être trop liquide. Ajouter un peu d’eau (ou à l'inverse, un peu de farine) si besoin.

Préchauffer le four à 180°C.

Étaler la pâte en rectangle, sur une épaisseur de 5 mm environ.

Déposer la farce sur la pâte, en laissant une marge de 2 cm sans farce sur les bords. Rouler délicatement la pâte sur elle-même. A la fin de l’opération, la farce ne devrait pas déborder du boudin.

Couper ce boudin en tranches de 1 cm de côté. Les disposer sur une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé.

Enfourner pour 15 minutes environ. 

Déguster à toute heure de l'après-midi.



26 août 2012

Cake aux poires simple et bon

Simple et bon, voilà ce qui qualifie le mieux ce cake. Pas de fioritures, de glaçage, ou d'overdose de gras.
Sur une base de "cake facile" au citron, j'ai ajouté des poires râpées et un peu de cannelle, et le résultat est délicieux car les poires donnent une texture fondante au gâteau.

Parfait au petit déjeuner, le bonheur est si simple parfois.


Cake aux poires

Ingrédients : pour deux cakes moyens

- 150 gr de sucre
- 350 gr de farine
- 10 cl d'huile
- 25 cl de lait
- 3 oeufs
- 1 sachet de levure chimique
- l'équivalent de 6 poires moyennes
- cannelle en poudre
- 20 gr de beurre
- 1 pincée de sel

Préparation :

Dans un saladier, verser la farine et le contenu du sachet de levure. Réserver.

Dans un autre saladier, casser les oeufs et les battre énergiquement avec le sucre, 1 pincée de sel, et la cannelle. (à ce stade, on pourrait aussi ajouter un bouchon de rhum ou d'eau-de-vie de poire). Lorsque le mélange est bien mousseux, ajouter l'huile, puis le lait.

Verser lentement ce mélange sur la farine en mélangeant sans cesse pour éviter les grumeaux.

Beurrer deux moules à cake moyens.

Préchauffer le four à 180°C.

Éplucher et râper les poires (en laissant quelques morceaux plus gros). Les ajouter à la pâte.

Répartir la pâte dans les deux moules à cake. Faire cuire environ 40 minutes en surveillant souvent.
Le cake a naturellement une texture assez humide, il est donc normal que la lame d'un couteau ressorte avec quelques résidus de pâte.

Laisser reposer une nuit au réfrigérateur avant de le consommer le lendemain au petit déjeuner.

25 août 2012

Cassata alla siciliana

Je viens de sortir de derrière les fagots une recette réalisée il y a plusieurs mois, pour laquelle j'ai eu un coup de coeur. C'est un gâteau étonnamment frais et parfumé, il nécessite un certain  temps de préparation, mais le jeu en vaut la chandelle.

En attendant la recette, voici la photo :
(entre des couches de biscuit de savoir imbibé de rhum, on aperçoit la garniture Ricotta-noix-amandes-pistaches-chocolat, le tout joliment glacé de chocolat noir parsemé de pistaches)


23 août 2012

Gâteau au son d'avoine et aux poires


Se vidant progressivement et ne se remplissant pas avec le même entrain, mes placards ont révélé des denrées délaissées. Ce paquet de son d’avoine, acheté en grande surface lors d’une pulsion bobo-diétético-nutritionnelle, avait rejaillit à la surface de mes tiroirs à provisions. 


Quelle idée avais-je en tête lorsque j’ai pris ce paquet ? Aucune, à l’évidence. Juste le goût du risque. J’ai tapé « recette son d’avoine » sur google pour tâter un peu le terrain. L’idée du gâteau sucré me plaisait, et je me suis largement inspirée de cette recette. Sauf qu’il y a eu des changements : vas-y que je rajoute du caramel au beurre salé, le sirop d’agave ? connais pas ! Pas assez d’œufs alors j’en remplace un par 10 cl de crème, et puis des poires, beaucoup de poires au fond du moule qui se mélangent au caramel beurre salé pour un côté « renversant ».

Évidemment que oui c’était bon. Et léger. Le son d’avoine donne une texture un peu rugueuse bien différente de notre habituelle farine. Mais j’aime bien. Et puis sans les poires, le gâteau n’aurait pas autant de saveurs, c’est clair. Alors OUI, j’approuve, et peut-être bien que je ré-ouvrirai mon paquet de son d’avoine plus tôt que prévu…


La recette :

Ingrédients : pour un moule à cake


- 65 gr de farine T110
- 100 gr de son d'avoine
- 1/3 de sachet de levure chimique
- 50 gr de sucre
- 2 cuillères à soupe d'huile de tournesol
- 1 oeuf
- 10 cl de crème liquide
- arôme citron ; cannelle en poudre
- 5 poires
- 1 cuillère à soupe de caramel au beurre salé

Préparation :

Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le son d'avoine. Ajouter l'oeuf battu, la crème, l'arôme citron et la cannelle. Puis verser l'huile en mélangeant bien.

Couper 1 ou 2 poires en petits dés (ou râpé), et les incorporer à la pâte.
Beurrer le moule à cake, et répartir au fond le caramel au beurre salé.
Couper le reste des poires en gros quartiers, et les disposer au fond du moule.
Verser la pâte.
Enfourner pour 30 minutes environ à 180°C.

Déguster chaud, froid, tiède, selon les goûts de chacun et la température extérieure (avec la canicule de ces derniers jours, autant dire qu'il était plus appréciable froid).

16 août 2012

À quel far se fier ?

La Bretagne, ça vous gagne !

La petite plage à Cancale (au fond : la pointe du Grouin)

Ce ne sont pas seulement mes origines bretonnes qui me font apprécier cette belle contrée. Il y a aussi les paysages magnifiques et sauvages, la fraîcheur, la verdure constante, les petits chemins bocagers, la mer et ses délices.
Pour moi la Bretagne en été, c'est le pied : on quitte la chaleur grenobloise étouffante pour la douce brise marine.
Mais c'est plutôt de la Terre qu'il s'agit dans cette recette de far breton aux pruneaux. (La mer, ça viendra, plus tard). Je suis partie en quête du far breton qui satisfera au mieux mes papilles. Je me suis inspirée de cette recette.
J'aime les far pas trop dorés sur le dessus, alors je l'ai fait assez plat et pas trop cuit. Et pour la petite touche en plus, j'ai remplacé 20gr de farine blanche par de la farine de sarrasin.

J'ai une autre version dans mon chapeau, dans laquelle il y a moins d'oeufs et plus de lait. On verra ce que cela donnera.

En attendant, voici la recette et la photo :

Far aux pruneaux, version d'essai 1


Ingrédients :

- 110 gr de farine blanche
- 20 gr de farine de sarrasin
- 70 gr de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 45 cl de lait
- 3 oeufs
- 150 gr de pruneaux
- 15 gr de beurre

Préparation :

Préchauffer le four à 160°C.

Faire chauffer le lait et le beurre dans une casserole. Arrêter le feu avant ébullition.
Pendant ce temps, mélanger les sucres et les farines. Ajouter les oeufs un à un.
Verser le lait sur ce mélange en remuant bien.

Dans un moule beurré, répartir les pruneaux.
Verser ensuite la préparation, et enfourner pour 30 min environ (selon vos préférences en matière de dorure !).
Déguster une fois refroidi. (avec du café, au petit déjeuner, avec un coulis de caramel au beurre salé, du lemon curd, ou une touche de chantilly !)