23 juin 2007

Saveurs de nos terroirs : il n'est jamais trop tard !

J'avais vraiment envie de participer à la proposition d'Elvira : présenter un plat de notre "terroir", d'où on vient, ou d'où on est actuellement. Mon coeur a longtemps balancé entre les 3 "terroirs" auxquels je suis attachée : La Bretagne de ma Maman, où je passe souvent les vacances d'été, galettes bretonnes, crêpes, kuign amann et kig ha farz ; l'Alsace de mon Papa, les Späzels, Kouglof, Choucroute, Forêt Noire, et bredele de ma Mamie ; et enfin le Dauphiné où je vis depuis quasiment ma naissance...
J'ai hérité d'un fort patrimoine culinaire avec vraiment deux horizons différents : l'Alsace et la Bretagne. Deux régions où la tradition culinaire reste très ancrée dans les familles, à ce que j'ai pu voir en tous cas. En Bretagne, même les grandes surfaces pullulent de produits très locaux introuvables ailleurs (gâteaux bretons, etc...). En Alsace, toutes les familles font des Bredele (petits gâteaux de Noël) en décembre.

A Grenoble, la tradition est moindre. A part dans les refuges très typiques en montagne qui attirent beaucoup les touristes, les gens ne mangent presque plus de vrais plats traditionnels (notez que je dis cela en toute subjectivité, mais le contraste avec l'Alsace et la Bretagne est fort quand même). Peut-être parce-que c'est une région qui accueille des personnes venant de tous les horizons, français et étrangers.

La cuisine dauphinoise s'inspire beaucoup de l'Italie voisine, on a également beaucoup de fromages (car beaucoup de vaches/chèvres en montagne), de pommes de terre, et de légumes en tous genres : cardons, blettes, chou, etc...

Tout le monde connait le gratin dauphinois servi dans toutes les cantines, ou la tartiflette (qui d'ailleurs n'a rien de traditionnel puisqu'elle a été inventée il y a quelques années pour relancer les ventes de Reblochon), et peut-être que certains connaissent les ravioles, que l'on vend dans les grandes surfaces sous formes de raviolis très fins (et assez bourratifs, hein ?) ce sont les Ravioles de Royan.
Mais je vous présente ici un autre type de ravioles : pommes de terre, Saint Marcellin, persil, oeufs, le tout mélangé pour faire une grosse pâte. Dans mon petit livre de recettes, ils préconisent le pochage ou la friture, mais j'ai choisi la poêle. Et j'ai obtenu de belles croquettes croquantes et onctueuses, vraiment bonnes avec une salade aux noix (de Grenoble bien sûr !). Celle-cis sont appelées "preires des Hautes-Alpes".
En réalité, le mot "raviole" englobe différents mets composés de pommes de terre, fromage, oeufs, et la recette change selon le lieu.

Venons-en à la recette : elle est tirée du livre "Cuisine des Alpes dauphinoises" aux Editions Libris. Très beau livre d'ailleurs. Simple et beau.



Ravioles, ou "preires" des Hautes-Alpes

Ingrédients : pour 6 personnes

- 6 grosses pommes de terre
- 1 Saint-Marcellin
- 2 ou 3 oeufs ( 1 seul suffit sinon la pâte est trop liquide)
- farine
- 1 poignée de persil haché
- sel, poivre

Préparation :

Faire cuire les pommes de terre à la vapeur. Les éplucher et les écraser à la fourchette dans un saladier. Ajouter le Saint-Marcellin en l'écrasant, le persil, le sel et poivre, puis l'oeuf.
Confectionner des boudins de pâte (environ 2 cm de diamètre) à couper en rondelles. Ajouter de la farine si la pâte est trop liquide. Laisser reposer deux heures.
Poêler ces ravioles jusqu'à ce qu'elles soient dorées.

Je viens de vous donner la recette telle que je la referai mais en réalité j'avais mis 2 oeufs, et je n'ai pas fait de boudins mais j'ai déposé la pâte par cuillerées (elle était assez liquide) dans une poêle chaude. J'ai obtenu des croquettes. C'était très bon aussi !

A accompagner de salade bien sûr.

Sablés complets amandes et chocolat


Une envie soudaine de faire des petits biscuits pour le goûter... me voilà donc partie pour des sablés ! Oui mais attention, j'ai choisi la santé-attitude non pas en réduisant la quantité de beurre, mais en utilisant des farines complètes de seigle et de sarrasin, et du sucre complet ! C'est loin d'être mauvais, je dirai même que c'est super bon ! Cela apporte un goût nouveau, et on a l'impression de croquer dans quelque chose de vraiment personnel et original. Les amandes et le chocolat contribuent grandement à la sensation de bonheur intense et de plénitude totale ressentie lors de la dégustation...

Continuons nos révélations (cf le jeu des "taguages"), je vais en donner deux autres :
- Il y a certains aliments que l'on aimait avant, puis, suite à des expériences malheureuses dues à des mauvaises digestions par exemple (vous voyez ce dont je veux parler), ces derniers nous dégoutent, et impossible d'en avaler de nouveau. Je pense aux pruneaux, au jambon, à la palette à la diable, à ces énormes pavés de boeuf durs à mâcher... C'est souvent de la viande. D'ailleurs, je ne suis pas très carnivore, voire pas du tout, toujours est-il que je pourrai très bien m'en passer. Excepté le poulet, la viande hachée dans les gratins, ou un rôti de porc bien préparé. J'en mange, mais ça ne me fait rien : ni exceptionnellement bon, ni mauvais.
Pour le poisson, c'est très différent : j'aime le saumon, les crevettes, la truite, les moules et le thon (en miettes à l'huile d'olive... hum !).

- Je fais très très rarement une même recette deux fois. Sauf ultra-bonne-recette- rien-à-changer, j'essaie de faire différemment celles que j'apprécie, avec d'autres parfums, d'autres fruits, enfin j'essaie constamment de rechercher quelque chose de nouveau.

Sablés complets amandes et chocolat

Ingrédients :

- 120 gr de farine : ¼ de seigle, ¼ de sarrasin, ½ blanche
- 1 pointe à couteau de levure chimique

- 60 gr de beurre
- 50 gr de sucre de canne complet
- 1 jaune d'oeuf
- 50 gr de chocolat coupé en carrés
- 50 gr d’amandes non-mondées coupés grossièrement


Préparation :

Mettre les farines dans un saladier avec la levure, incorporer le beurre froid coupé en cubes en l'effritant du bout des doigts dans la farine. Ajouter le sucre.
Ajouter le jaune d'oeuf et former une boule (si la pâte est trop sèche, verser quelques gouttes d'eau pour la travailler plus facilement).
Couvrir et laisser reposer 1 heure au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 180°C.
Abaisser la pâte sur un plan de travail fariné et découper des sablés ronds dans la pâte.

Ensuite j’étale un mélange de chocolat et d’amandes sur le plan de travail, et je retourne mon sablé dessus en appuyant afin qu’ils s’incrustent dans la pâte.

Les poser sur une plaque recouverte d'un papier sulfurisé et faire cuire environ 10 min (approximatif).

19 juin 2007

Mouss'cheese'apple'crumble




Quel nom donner à un dessert qui, à la base, n'a pas du nom, puisqu'il sort tout droit de l'imagination ? J'imagine à quel point cela doit être dur pour les grands pâtissiers d'inventer un nom pour leurs nouveaux desserts. Il faut à la fois qu'il donne envie, tout en reflétant le plus précisément la réalité, sans systématiquement tomber dans le descriptif pur. En tous cas, j'ai longtemps réfléchit pour le dessert que je vous présente ici. Il est composé de 3 couches : une partie mousseuse au fromage blanc qui n'est autre qu'une recette de gâteau au fromage blanc, des pommes/bananes fondantes compotées, et un crumble croustillant (qui le fut un peu moins à cause de ce satané temps lourd et humide qui pèse sur notre "cuvette grenobloise").
J'ai opté pour la version anglaise, car après tout, "crumble" est un mot anglais. On procède de bas en haut : la mousse au "cheese"(fromage blanc), puis les "apples", et enfin le crumble.
Et si on poussait plus loin l'analyse, on pourrait dire que cela produit une gradation, avec des résonnances entre "mousse" et "cheese" et une allitération en [ss] pour insister sur le côté mousseux, puis un son commun entre "apple" et crumble". Finalement, le nom dans son ensemble forme un chiasme avec en premier et en dernier "mousse" et "crumble" qui qualifient la texture et au centre "cheese" et "apple" qui qualifient la matière utilisée. Le fait d'avoir placé aux extrémités "mousse" et "crumble" montre un contraste réel entre une texture mousseuse et légère, et une autre croustillante à souhait !
J'avoue qu'en inventant ce nom, je ne m'attendais pas à autant de choses à dire dessus !

Sinon, j'ai été taguée par Acesse, mais j'ai décidé de faire mes 7 révélations au fil des messages... en voici trois :
On commence par une révélation culinaire :
- Je n'aime pas les bonbon gélatineux, caoutchouteux, translucides... je ne me souviens pas avoir réellement aimé un jour, bien qu'étant plus jeune je pouvais en avaler deux-trois lors d'anniversaires. Ma déception était toujours immense lorsque dans les anniversaires où j'étais invitée, on annonçait que le gâteau n'était pas un habituel gâteau au chocolat, mais un gâteau en bonbons ! Beurk, cet amas de sucre bariolé et écoeurant rien qu'à le regarder !
Autre anecdote : lors d'un camp dans la montagne il y a déjà quelques années, j'avais apporté un paquet de Crocodiles que j'avais laissé dans la tente pour les déguster au retour d'une randonnée... seulement il a fait tellement chaud sous cette tente que lorsque nous sommes revenus, les Crocodiles n'étaient plus qu'une horrible pâte liquide, visqueuse et collante... Je n'ai même pas osé ouvrir le paquet, j'étais écoeurée pour le reste de mes jours !
Ensuite, il y a les "bonbons intermédiaires" à mi-chemin entre des "douceurs" et du bonbon, comme les Smarties, les M&M's, les nougats. Là, ça va déjà mieux car j'ai l'impression de manger quelque chose de plus "naturel"... Et, il faut dire qu'il y a du chocolat dedans donc ça change tout !
Enfin, on a les vraies douceurs : le chocolat.

- Et le chocolat, je ne l'aime QUE noir. Oui, je suis loin d'être la seule mais je trouve ça fou que les goûts puissent changer si radicalement entre chocolat au lait et noir (le blanc, ne m'en parlez même pas, et c'est pas du vrai chocolat d'abord !). Moi je trouve le chocolat au lait trop écoeurant et pas assez chocolaté (trop sucré en fait), et d'autres trouvent le chocolat noir trop amer.
Soyez prévenus, j'ai choisi mon parti : c'est chocolat noir, sinon rien !

- Je trouve révoltant les gens qui tuent les petites bêtes d'un coup, sans essayer avant de les faire partir pacifiquement. Bien sûr il m'arrive d'assassiner araignées coriaces et autres moustiques, mais dégainer systématiquement la tapette à mouche pour la moindre guêpe ou araignée qui passe, c'est comme un génocide, non ?

Maintenant si vous le voulez bien, passons à table, le dessert est servi :

Mouss'cheese'apple'crumble

Ingrédients : pour 5 personnes

Le gâteau au fromage blanc et groseilles :
- 250 gr de fromage blanc
- 30 gr de maïzena ou farine de châtaigne
- 40 gr de sucre
- extrait de vanille
- 1 oeuf
- 1 poignée de groseilles équeutées

Les fruits :
- 4 pommes
- 1 banane
- un peu de sucre
- cannelle

Le crumble :
- 80 gr de farine de châtaigne
- 50 gr de cassonade
- 60 gr de beurre

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C.

Préparer la pâte à gâteau au fromage blanc :

Dans un bol, fouetter ensemble le fromage blanc, les jaunes d'oeufs, la maïzena, le sucre, la vanille.

Dans un autre récipient, battre les blancs en neige ferme.
Ajouter les blancs battus et les groseilles au mélange de fromage blanc et mélanger très délicatement pour ne pas casser les blancs.
Sur un plat en pyrex indéformable (c'est primordial si l'on utilise des cercle à pâtisseries, car en se déformant, la pâte risque de couler sous les cercle, ce serait la cata !) déposer une feuille de papier sulfurisé, puis les cercle beurrés, et les remplir de pâte.
Cuire au four jusqu'à ce que la pointe d'un couteau plantée dedans en ressorte sèche.

Couper les pommes en lamelles, et les poêlées dans une poêle anti-adhésive avec un peu de beurre, un peu de sucre et de la cannelle. Couvrir pour éviter qu'elles ne sèchent de trop.
Couper la banane en rondelles mais ne pas la poêler.

Faire le crumble : Mélanger du bout des doigts la farine de châtaigne, la cassonade et le beurre mou jusqu'à obtenir une grosse semoule.

Sortir les gâteaux au fromage blanc cuits des cercles et les poser sur les assiettes de service.

Laver les cercles, et les remplir de fruits (pommes poêlées + banane en rondelles), et émietter le crumble dessus.
Cuire à nouveau pendant environ 20 minutes ou +, ou -.

Une fois refroidis, déposer sur chaque gâteau au fromage blanc la deuxième partie.

Déguster à température ambiante.

17 juin 2007

La moussaka super-papa !



Eh oui, fallait-il s'y attendre ? Voici un plat réalisé à la demande de mon Papa (pour ceux qui ne le savent pas, la fête des pères c'est aujourd'hui !). Cela tombait bien car j'avais envie depuis longtemps d'une bonne moussaka.
J'aime bien faire du salé car on fait un peu au feeling "Tiens, je vais ajouter un peu d'herbes de Provence", "Et si je mettais une courgette ?" bref, un tas de petites modifs pour vraiment faire à son goût. Vraiment, dans cette moussaka, y'a rien à changer. Rien, c'est parfait !

Moussaka

Ingrédients : pour 5 personnes

- 3 aubergines
- 1 courgette
- 2 oignons
- 1 gousse d'ail
- 6 pommes de terre
- 2 tomates
- 350 gr de viande hachée
- huile d'olive
- sel, poivre
- piment d'Espelette
- herbes de Provence
- basilic

- de la sauce béchamel (environ 1/3 d'une petite casserole)
- 100 gr de gruyère râpé

Préparation :

1. Laver les légumes.

2. Eplucher, puis cuire les patates au micro-ondes.

3. Couper la courgette et les aubergines en rondelles. Faire chauffer de l'huile d'olive dans une grande sauteuse, y faire cuire les courgettes et aubergines avec le couvercle. Saler, et saupoudrer d'une cuillère à café de piment d'Espelette, et d'un peu de basilic. Remuer de temps en temps.

4. Faire une croix au couteau dans la peau des tomates. Les plonger à peine 20 secondes dans une casserole d'eau bouillante. Les égoutter, puis détacher la peau (elle s'enlève ainsi sans difficulté). Epépiner les tomates, et les couper en petits dés.

Préchauffer le four à 200°C.

5. Emincer les oignons, écraser ou hacher l'ail. Dans une poêle, faire frire l'ail et les oignons dans un peu d'huile d'olive. Ajouter la viande hachée préalablement bien salée et poivrée. Faire cuire à feu vif. Ajouter en dernier les tomates.

6. Dans un plat à gratin huilé : déposer au fond les patates en rondelles, puis la moitié des aubergines, un peu de sauce béchamel, la viande hachée, un peu d'herbes de Provence, le reste d'aubergines, le reste de béchamel.

7. Cuire au four environ ?min (mon four déglingue tellement que je préfère ne rien dire, mais faites comme pour vos gratins habituels). Dix minutes avant la fin, parsemer de gruyère râpé et faire gratiner encore.
Laisser refroidir 30 minutes avant de déguster, ce serait dommage de se cramer la langue.

La salade est la meilleure amie de la moussaka.

Tuiles au sésame

Pourquoi au sésame ?
C'est vrai ça, d'habitude les tuiles, c'est aux amandes, et c'est comme ça qu'on les aimes ! Etpuis, si tu mets du sésame, ça va pas bien marcher, personne n'aimera.
Tu commences par du sésame, et tu finis par de la mayonnaise, des escargots, ou du gazon !

Et pourquoi pas ?
En même temps, si on n'innovait pas de temps en temps, on en serait encore au temps de cavernes, voire pire, l'homme des cavernes étant déjà évolué.

C'est pourquoi ce midi, j'ai préparé des tuiles au sésame.

Tuiles au sésame

Ingrédients :

- 100 gr de sucre
- 50 gr de beurre
- 50 gr de farine
- 2 blancs d'oeufs
- 100 gr de graines de sésame

Préparation :

Préchauffer le four à 230°C.
Battre ensemble (au fouet à main) les blancs d'oeufs et le sucre. Ajouter la farine, le beurre légèrement fondu, et les 2/3 de graines de sésame.
Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé déposer à la cuillère des petits tas de pâte et les aplatir légèrement.
Les saupoudrer de sésame restant et d'une traînée de sucre.

Faire cuire 5 à 10 minutes jusqu'à ce que les bords soient bien dorés et le coeur encore beige.
Les détacher immédiatement à l'aide d'un couteau et leur faire prendre la forme de tuiles en les plaquant sur un rouleau à pâtisserie, ou des verres...
Attention, il faut vous dépêcher car elles durcissent très vite en refroidissant !

A conserver dans une boîte hermétique après complet refroidissement, et à déguster idéalement avec une boule de glace... au gazon !

14 juin 2007

Le gâteau au yaourt banane/fruits rouges



Dans le but de fêter un peu la fin de mes exams écrits, et donner du courage à ma soeur qui en a encore beaucoup, j'avais décidé avant-hier de faire un bon gâteau au yaourt, léger donc, avec beaucoup de bananes pour un effet clafoutis (ouais, j'aurai pu mettre une banane de moins), et un gâteau bien consistant, mais ô combien pas du tout gras (eh oui, c'est un gâteau au yaourt à la base !). Et pour la base j'ai utilisé celle de Dorie Greenspan, découverte sur le blog d'Estelle, qui est vraiment très bonne, et moelleuse.
Et cette fois-ci, j'ai pesé la farine et les autres ingrédients parce-que à chaque fois que je fais un gâteau au yaourt, j'en ai marre de mesurer tous les ingrédients dans le pot du yaourt.
Pour éviter l'effet clafoutis (pas mauvais néanmoins), j'aurai pu mettre une banane de moins, et pourquoi pas les couper en rondelles ?

Gâteau au yaourt banane/fruits rouges

Ingrédients :

- 210 gr de farine
- 2 cuillères à café de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 2 yaourts nature de 125 gr chacun
- 175 gr de sucre
- 3 oeufs
- 80 ml d'huile végétale (olive pour moi)
- 2 ou 3 petites bananes
- 80 gr de fruits rouges surgelés

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C.

Beurrer et moule à cake (+ le couvrir de papier sulfurisé pour un démoulage optimal).

Mélanger d'une part la farine, la levure, et le sel.

D'autre part, fouetter le yaourt, le sucre, les oeufs jusqu'à obtenir un mélange homogène.

Ecraser les bananes à la fourchette, ou les couper en rondelles, ou pourquoi pas un mélange des deux...
Incorporer les bananes aux yaourts-sucre-oeufs.

Verser en pluie la farine tout en mélangeant au fouet, puis incorporer l'huile.

Saupoudrer légèrement les fruits rouges de farine pour qu'ils ne tombent pas au fond.

Verser la moitié de la pâte dans le moule, ajouter les fruits rouges, puis recouvrir ces derniers de pâte.

Enfourner pour 50 minutes. Surveiller souvent. Le gâteau est cuit lorsque la pointe d'un couteau enfoncée dedans en ressort sèche (sans coulis de pâte).

Laisser refroidir, puis démouler sur une grille.

A déguster à toute heure !

13 juin 2007

Financiers banane/nutella



En ce moment je fais du total régressif avec des ingrédients qui marchent à tous les coups, et extras pour le goûter : banane et Nutella. Les deux réunis dans de délicieux et fondants financiers fabuleux pour finir cinq blancs d'oeufs au congèl, Fffffmmmhhh, que c'est bon ! Laissons place à la recette :

Financiers banane/Nutella

Ingrédients :

- 125 gr de sucre
- 135 gr de farine
- 115 gr de beurre
- 5 blancs d'oeufs
- 2 petites bananes
- du Nutella

Préparation :

Mélanger le sucre et la farine.

Faire fondre le beurre.
Battre en neige 2 des cinq blancs d'oeufs.
Incorporer les 3 blancs non-battus à la farine, le beurre fondu, les bananes écrasées à la fourchette, puis les blancs battus en mélangeant délicatement entre chaque.

Préchauffer le four à 220°C (180°C pour moi).

Dans les empreintes en silicone, verser la moitié de pâte, une cuillère généreuse de Nutella (vous connaissez le refrain : "plus y'en a, meilleur c'est !"), et recouvrir de pâte.

Faire cuire autant de temps qu'il faut pour que ça cuise (je ne mets plus le temps car je me suis aperçue que j'avais un four totalement bizarre, avec une concordance temps de cuisson/cuisson réelle, vraiment débridée).



03 juin 2007

Charlotte si simple aux fraises et aux framboises



Bonne fête Maman !

Si simple, parce-qu'il vous faut quelques biscuits à la cuillère, une crème liquide entière à monter en chantilly avec du sucre, et des fraises, belles, rouges et bien mûres, (et aussi quelques framboises cueillies du jour) pour une charlotte très printanière et pleine d'amour !

On y va : préparez-la la veille !

Charlotte fraises et framboises

Ingrédients : pour 5 personnes

- biscuits à la cuillère
- 25 cl de crème liquide entière
- du sucre (j'ai mis au pif, oups !)
- 500 gr de fraises et 125 gr de framboises
- et du chocolat pour les décors (chocolat noir, sinon rien, hein ?)

Préparation :

Placer un cul-de-poule et les branches du batteur électrique au congélateur. S'assurer que la crème est bien froide, la laisser au frigo jusqu'au dernier moment.

Laver les fraises sans les équeuter. Ne pas laver les framboises.
Couper en petits quartiers les fraises, les saupoudrer de sucre et laisser "mariner". Le jus qui se dégagera de la marinade servira à l'imbibage des biscuits.
Tapisser un plat haut de papier film. Pour un meilleur démoulage, faire couler quelques gouttes d'eau avant de mettre le papier film.

Imbiber les biscuits à la cuillère du jus de fraises et compléter avec un peu d'eau. Placer les biscuits sur les parois du moule.

Sortir le cul-de-poule, les branches du batteur et la crème et battre la crème en chantilly, avec du sucre (faites au goût pour le sucre, et attention aux projections de crème !!!).

Une fois ferme, garnir la charlotte avec crème, fruits, biscuits imbibés, crème, fruits, crème, biscuits... jusqu'en haut du moule (évidemment).
Café crème/Café crème et croissants chauds (Eluard, pour ceux qui ont passé le bac français, on se comprend).

Placer dessus une assiette plate, et mettre au frigo pendant au moins 4 heures (1 nuit c'est mieux).

Pour les décors en chocolat... heu, je ferai un post spécial la prochaine fois.

Démouler la charlotte au TOUT DERNIER MOMENT, car si elle attend plus de 10 minutes, le risque d'effondrement sera imminent.

Servir avec tout l'amour du monde.

Tarte à la rhubarble


Juste la photo... la recette viendra ensuite, pour cause de révisions du bac... d'ailleurs, le blog sera en pause jusqu'au 13 juin. Enfin, je vous posterai quand même les photos pour vous faire saliver un peu !

(19 juin) : La recette : tirée du livre Le Larousse des Desserts de Pierre Hermé

Tarte à la rhubarbe

Ingrédients :

- 1 pâte sablée

- 600 gr de rhubarbe
- 60 gr de sucre

- 1 oeuf
- 75 gr de sucre
- 25 gr de lait (soit 2,5 cuillères à soupe)
- 25 gr de crème liquide
- 25 gr de poudre de noisette
- 50 gr de beurre

Préparation :

La veille, nettoyer la rhubarbe, l'éplucher pour enlever la fine enveloppe autour des tiges.
La couper en tronçons de 1 cm, saupoudrer de 60 gr sucre en poudre et laisser macérer au frigo toute la nuit.

Préparer la pâte sablée.
Egoutter la rhubarbe pendant 1/2 heure minimum.
Préchauffer le four à 180°C.
Garnir un moule de pâte sablée. La piquer avec une fourchette. Pré-cuire cette pâte pendant 15 minutes.

Battre l'oeufs, le sucre, ajouter le lait, la crème, la poudre de noisette, le beurre fondu. Mélanger.
Sortir la pâte pré-cuite, disposer les tronçons de rhubarbe dessus, verser la crème, puis faire cuire encore 15 minutes ou plus si nécessaire.

Servir complètement refroidi (avec du fromage blanc...).

27 mai 2007

Nuage merveilleux au fromage blanc


C'est dingue, jamais je n'aurais imaginé qu'un gâteau si simple, si léger, pouvait être si bon ! Et pourtant, dès la première bouchée, on tombe dans un nuage de douceur fondante, mousseuse, acidulée et enchâtaignée. C'est sur la base du gâteau au fromage blanc de Cléa, quelque peu modifiée, que j'ai réalisé ce dessert idéal pour l'été (dommage, aujourd'hui il pleut).
Comme il me manquait environ 100 gr de fromage blanc, j'ai remplacé par de la crème liquide. Ensuite, pour le côté rustique, j'ai remplacé la maïzena par de la farine de châtaigne, ce qui fait qu'on a l'impression que le gâteau contient de la crème de marron ! Ensuite, j'ai augmenté fortement la dose de fruits rouges.
Le résultat est tout simplement exquis et léger.

Gâteau au fromage blanc (et fruits rouges)

Ingrédients : pour 5 à 6 personnes

- 500 gr de fromage blanc
- 60 gr de maïzena (ou farine de châtaigne)
- 80 gr de sucre roux (ou blanc)
- extrait de vanille
- le zeste hâché d'un citron
- 2 oeufs
- 200 gr de fruits rouges : framboises, myrtilles, fraises, cerises, groseilles, mûres...

Préparation :

Préchauffer le four à 175°C.

Dans un bol, fouetter ensemble le fromage blanc, les jaunes d'oeufs, la maïzena, le sucre, la vanille, et le zeste de citron.

Dans un autre récipient, battre les blancs en neige ferme.
Ajouter les blancs battus et les fruits au mélange de fromage blanc et mélanger très délicatement pour ne pas casser les blancs.

Mettre dans un moule (diamètre 24 cm environ) tapissé de papier cuisson.

Cuire au four (175°) pendant 45 mn (30 minutes pour moi). Vérifier la cuisson avec la lame d'un couteau.

Le gâteau gonfle beaucoup puis s'affaisse lorsqu'il refroidit. C'est normal !

(Merci Cléa pour le texte de la recette).

20 mai 2007

Key lime pie



Cette tarte citronnée est en fait une espèce de cheesecake avec une pâte aux biscuits (Speculoos) émiettés, et un appareil avec du lait concentré sucré, des jaunes d'oeufs, du jus de citron et quelques zestes hachés. Le résultat est crémeux, assez riche et dense, légèrement acidulé.
Attention, ça devient vite écoeurant il ne faut pas faire de trop grosses parts. Je l'ai servie avec des fraises/chantilly, et ce n'était pas mauvais...
Source : ELLE à table, juillet/août 2006

Key lime pie (tarte au citron vert)

Ingrédients : pour 6 personnes

- 2 citrons verts ou jaunes non-traités
- 3 jaunes d'oeufs
- 300 gr de lait concentré sucré
- 200 gr de biscuits Speculoos
- 45 gr de beurre

Préparation :

Préchauffer le four à 160°C.
Prélever le zeste des citrons et le hacher finement.
Presser les citrons pour obtenir 10 cl de jus.

Recouvrir un moule à charnière de 20 cm de papier aluminium. Mixer les biscuits, ajouter le beurre fondu et tapisser le fond du moule de cette pâte, en la faisant remonter sur les bords.
Faire cuire 15 minutes au four.

Fouetter les jaunes d'oeufs et les zestes jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le lait concentré et le jus de citron et fouetter à nouveau. Verser cette crème sur la tarte précuite et enfourner 15 minutes.

Laisser refroidir à température ambiante, mettre sur le plat de service et placer au réfrigérateur au moins trois heures.

Le gâteau au yaourt super moelleux à la crème citron

C'est vrai qu'il est bon ce gâteau, Estelle ! En plus avec un reste de crème au citron de mes financiers, miam ! Au petit déjeuné il est délicieux, et tout léger ! Je dirai même que c'est un gâteau "santé". Il y a dans la pâte deux fois plus de yaourt que d'habitude et cela le rend tout moelleux. De plus, il est vraiment très simple à faire, alors n'hésitez plus !

Je vous envoie sur le blog d'Estelle pour la recette, et ici pour la crème au citron.

J'ai mis de l'huile d'olive et des grains de gousse de vanille.

18 mai 2007

Financiers fondants à la châtaigne, crème citron et fruits rouges


Depuis que j'ai aperçu ces financiers fondants à la crème au citron sur le blog de notre Turtle, je me suis jurée de les essayer un jour. Et cela tombait bien, hier j'avais un après-midi entier à moi, et donc en remontant chez moi, je me suis imaginée tout le long du trajet ces petits gâteaux que je ferai une fois arrivée.
J'ai cependant fait quelques modifs : j'ai improvisé une pâte à financiers style quatre-quarts, mais sans jaunes d'oeufs et avec de la farine de châtaigne pour remplacer le côté rustique de la noisette initiale. Ensuite, j'ai simplifié la recette de la crème au citron, mais je n'en ai utilisé que la moitié. Du coup, j'ai pu faire un gâteau au yaourt à la crème citron repéré il y a très longtemps sur le blog d'Estelle.
Et enfin, la touche finale que je ne regrette absolument pas : des fruits rouges, qui apportent la couleur flamboyante et un acidulé merveilleux.

Conclusion : des financiers absolument PARFAITS ! Fondants, rustiques, crémeux, acidulés... des contrastes fabuleux ! La prochaine fois je double les doses ! Merci Turtle !

Financiers fondants à la châtaigne, crème citron et fruits rouges

Ingrédients :

Pour la pâte à financiers :
- 135 gr de sucre
- 135 gr de farine de châtaigne
- 135 gr de beurre
- 5 blancs d'oeufs

Pour la crème au citron :
- 10 cl de jus de citron
- 90 gr de sucre en poudre
- 2 oeufs
- 1 jaune d'oeuf
- 30 gr de beurre

- 1 poignée de fruits rouges : myrtilles, groseilles, framboises...

Préparation :

-> La pâte à financier :
Mélanger le sucre et la farine de châtaigne.
Faire fondre le beurre.
Battre en neige 2 des cinq blancs d'oeufs.
Incorporer les 3 blancs non-battus à la farine, le beurre fondu, puis les blancs battus en mélangeant délicatement entre chaque.

Préchauffer le four à 220°C (180°C pour moi).

-> La crème au citron :
Dans une casserole, porter à ébullition le jus de citron et le sucre.
Battre les oeufs entiers et le jaune.
Verser le jus chaud sur les oeufs en mélangeant, puis re-cuire à la casserole sur feux doux en mélangeant sans cesse au fouet, jusqu'à ce que la crème prenne comme une crème pâtissière.
Retirer du feu, et incorporer le beurre froid qui va fondre dans la crème.

Dans des moules à financiers beurrés (ou à cannelés, ou muffins), verser 1 cuillère à café pleine de pâte à financier, puis 1 cuillère à café et demi de crème au citron, quelques fruits rouges, et recouvrir d'une cuillère à café de pâte à financier.

Enfourner pour environ 15 minutes.

Laisser refroidir ou déguster tiède.

17 mai 2007

Risotto aux artichauts

Un risotto tout doux pour une journée sous la pluie, c'est bien ce qu'il fallait pour remonter le moral, accompagné d'un sauté de poulet. Je ne sais plus comment l'idée d'un risotto aux artichauts m'est venue. Peut-être parce que j'ai re-découvert le risotto il y a peu, et que les artichauts sont de saison. Pas de bol, j'ai utilisé des fonds d'artichauts en boîte, mais j'aurai vraiment dû les faire frais, simplement cuits à la vapeur, car ils sont alors beaucoup plus tendres qu'en boîte. Mais ce sera pour une autre fois.

Risotto aux artichauts

Ingrédients : pour 5 à 6 personnes

La base risotto :

- 1,25 L de bouillon de poule, ou de légumes
- 250 ml de vin blanc
- 50 gr de beurre
- 1 oignon moyen
- 500 gr de riz arborio (un riz court et rond, parfait pour les risottos et les desserts)
- 80 gr de parmesan râpé
- 2 cuillères à soupe de basilic frais en lanières

Garniture :

- Des artichauts frais, cuits à la vapeur (1/2 par personne ?)

Préparation :

Mélanger le bouillon chaud et le vin blanc dans la même casserole, porter à ébullition, puis maintenir au chaud.

Dans une sauteuse ou une grande casserole : faire fondre le beurre, puis faire revenir l'oignon émincé en remuant sans cesse avec une spatule en bois jusqu'à ce qu'il blondisse.
Ajouter le riz et mélanger afin que tous les grains soient enrobés de beurre.
Ajouter 250 ml environ de bouillon chaud. Faire cuire à feux doux en remuant souvent afin que le fond n'accroche pas. Une fois le liquide absorbé, rajouter du bouillon et renouveler l'opération jusqu'à cuisson complète du riz (goûter pour s'en assurer).
Incorporer le parmesan, puis les fonds d'artichauts cuits, et aussi les feuilles "grattées" c'est-à-dire la partie tendre mangeable des feuilles.

On peut le servir avec une viande ou du poisson blanc
.


Source, pour la base risotto : Marabout chef, "A l'italienne"

13 mai 2007

Crème chiboust

Cette crème est destinée à cuire sur un fond de tarte précuit qui sera ensuite garni de fruits (tarte aux fraises, aux mangues).
C'est un mélange de crème pâtissière et de blanc d'oeuf battu qui rend cette préparation mousseuse et délicieuse ! Je la préfère à la crème pâtissière car elle est plus aérienne. On peut la parfumer à tout ce que l'on veut : citron, vanille, épices diverses... Celle-ci est parfumée au citron, mais vous pouvez changer.
En plus, ce n'est pas difficile que ça. Essayez !

Ingrédients :

- 2 jaunes d'oeufs
- 15 gr de sucre
- 15 gr de fécule de maïs
- 130 gr de lait

- 50 gr de jus de citron (1 citron)
- le zeste haché d'un citron

- 20 gr de beurre
- 1 blanc d'oeuf
- 65 gr de sucre


Préparation :

Faire chauffer dans une petite casserole le lait (chauffer, pas bouillir).

Fouetter ensemble les jaunes et les 15 gr de sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Ajouter la maïzena et mélanger. Incorporer 1/3 du lait chaud.

Verser cette préparation dans la casserole sur le reste de lait chaud. S'assurer que le feu est doux et mélanger jusqu'à ce que la crème soit épaisse. Eteindre alors le feu, et ajouter les zestes et le jus de citron. Laisser refroidir en remuant de temps en temps pour éviter qu'une peau ne se forme à la surface.

Montre le blanc en neige au batteur électrique, et le "serrer" en incorporant progressivement le sucre glace, en même temps que l'on bat. La meringue doit être ferme.
Mélanger délicatement à la crème au citron.

Verser la crème Chiboust sur le fond de tarte précuit, et enfourner 15 minutes.


Pâte sablée "Bretonne"


A la manière des petites galettes bretonnes, cette pâte est gourmande, sablée et fondante, avec ce petit goût de kirsch inimitable ! La présence de levure la rend moins compacte. Un pur bonheur pour vos tartes sucrées !

Ingrédients : pour un plat de 27 cm de diamètre (pas plus, pas moins !)

- 170 gr de farine
- 15 gr de poudre d'amande ou de noisette
- 80 gr de beurre
- 70 gr de sucre
- 1 jaune d'oeuf + un peu de kirsch
- 1,5 gr de levure chimique (1 pointe à couteau)

Préparation :

Mélanger la farine et la levure et les amandes ou noisettes.
Effriter le beurre froid coupé en parcelles du bout des doigts pour l'incorporer à la farine.
Battre en mousse le jaune, le sucre, et quelques gouttes de kirsch.
Les incorporer au mélange farine-beurre.
Former une boule en ajoutant un peu de kirsch si besoin.
Couvrir et laisser reposer 2 heures (1 heure ça va aussi) au réfrigérateur.

Attention la pâte est très collante, il faut prendre toutes les précautions pour l'étaler et pour qu'elle ne colle pas au plat.
Etalez-la par petits bouts entre deux morceaux de papier film, et utilisez un plat beurré, recouvert d'un rond de papier sulfurisé légèrement beurré, et d'un voile de farine.

Tarte aux fraises comme je l'aime


Je suis sûre que pour les desserts aux fraises, notamment les tartes, on a chacun notre petite préférence entre la crème pâtissière, la crème d'amande, ou autre chose. Evidemment, c'est une question de goût. Personnellement, ce que je préfère, c'est la crème chiboust à la vanille. Depuis que j'ai découvert cette crème pâtissière mousseuse dans ma tarte aux mangues poêlées, elle fait parti de mes recettes de base préférées.
Comme nous sommes en pleine saison des fraises, il aurait été insensé de passer à côté d'une bonne tarte aux fraises avec sa pâte sablée "Bretonne" (à la manière des petites galettes bretonnes), sa crème fondante, mousseuse, gourmande et délicieuse à la vanille et ses fraises fraîches tranchées finement et sucrées à point !
La découpe des fraises et le décor de la tarte est un long travail, mais c'est indispensable à la fois pour le goût et pour la beauté visuelle, et ça vaut toutes les tartes aux fraises du monde !

Tarte chiboust aux fraises

Ingrédients : pour 1 tarte de 27 cm de diamètre (5 à 6 personnes)

- 1 pâte sablée "bretonne"

- 1 recette de crème chiboust à la vanille : remplacer dans la recette le zeste et le jus du citron par les grains d'une gousse de vanille infusés dans le lait.

- 500 gr de fraises mûres à point

Préparation :

Préparer la pâte sablée et la laisser reposer au réfrigérateur.
Pendant ce temps, préparer la crème chiboust sans mélanger le blanc battus avec la crème (à faire au dernier moment). Réserver.

Préchauffer le four à 180°C.
Etaler la pâte sablée entre deux feuilles de papier film par petits morceaux car elle est vraiment difficile à manipuler.
Beurrer un plat à tarte, y placer au fond un rond de papier sulfurisé, et fariner légèrement le plat : il faut tout mettre en oeuvre pour empêcher la pâte de coller, car croyez-moi, elle colle beaucoup !

Placer les morceaux de pâte au fond du moule, les souder ensemble, et piquer la pâte avec une fourchette. Enfourner 15 minutes pour la pré-cuire. Pas besoins d'haricots blancs, cette pâte ne s'est jamais soulevée.

Vos efforts seront récompensés, car cette pâte est excellente !

Mélanger délicatement les blancs battus à la crème pâtissière, et verser la crème chiboust sur le fond de tarte. Ré-enfourner pour 15 minutes environ.

Laisser refroidir. Ce fond de tarte peut attendre 24 heures au réfrigérateur avant d'être garni.

Sortir de frigo environ une heure avant le service, garnir de fraises coupées en lamelles et laisser à température ambiante (environ 20°C) jusqu'au service.

06 mai 2007

Le Royal revisité



L'inspiration du moment m'a portée vers un gâteau tout à fait bienvenu en ce jour d'élections : Le Royal ! En réalité, ce n'est pas le Vrai Royal avec sa couche de génoise, de praliné feuilleté, et de mousse au chocolat, mais un gâteau en deux couches revisité à mon goût : sur un biscuit fondant au chocolat, on trouve une mousse onctueuse au chocolat... tout en gourmandise ! Un mélange de fondant et de mousseux absolument magnifique, merveilleux !
Aller, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps citoyennes et citoyens, vous avez sûrement de lourdes tâches à accomplir...

Je dédicace ce gâteau à toutes les femmes qui se battent pour s'imposer dans ce monde où les gens pensent qu'elles n'ont pas la "carrure" pour assurer les fonctions de chef... en politique comme en cuisine d'ailleurs. En tous cas, ce Royal a parfaitement la carrure d'un excellent dessert.

Royal revisité

Ingrédients : pour 5 personnes

Pour le fondant au chocolat :

- 100 gr de chocolat pâtissier
- 100 gr de beurre
- 2 oeufs
- 40 gr de sucre
- 30 gr de farine
- 1 pincée de sel

Pour la mousse au chocolat :

- 80 gr de chocolat noir à 70%
- 50 gr de beurre
- 2 oeufs
- 1 cuillère à soupe de sucre
- 1 pincée de sel

Préparation :

Préparer le veille le fondant et la mousse :

Pour le fondant :

Préchauffer le four à 180°C.
Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie, en remuant de temps en temps avec une spatule.
Ajouter au chocolat le sucre, puis la farine en remuant jusqu'à obtenir une pâte lisse. Incorporer les jaunes d'oeufs.
Battre les blancs d'oeufs en neige avec une pincée de sel, et les ajouter délicatement à la pâte.
Verser dans un moule beurré et cuire pendant environ 10 minutes.

Sortir le fondant du four et le laisser refroidir dans le moule.

Une fois refroidit, le démouler sur le plat de service, puis l'entourer d'un cercle à pâtisserie réglable (on versera ensuite la mousse dessus). Si vous n'en avez pas, bricolez-vous un cercle en carton ou papier bristol, recouvert de papier aluminium.

Pour la mousse au chocolat :

Faire fondre au bain-marie le chocolat.
Hors du feu, ajouter le beurre froid : il va fondre au contact du chocolat et refroidira en même temps le tout. On obtient un crème lisse et brillante.
Séparer les blancs des jaunes d'oeufs. Incorporer les jaunes au chocolat fondu, battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel, verser le sucre, et continuer à battre encore quelques instants pour répartir le sucre.
Incorporer 1/3 des blancs dans la crème au chocolat, remuer avec une cuillère afin d'alléger la préparation. Poser le reste des blancs à la surface, et mélanger délicatement pour les incorporer sans les casser.
Verser sur le biscuit, dans le cercle. Laisser prendre au réfrigérateur au moins deux heures.

Juste avant de servir, saupoudrer de cacao en poudre non-sucré, et faire un liseré de sucre glace.
Servir avec un coulis de cassis (glace au cassis fondue) et d'une boule de sorbet aux fruits exotiques par exemple.

Après coup, j'ai imaginé qu'une couche de confiture de lait ou de lemon curd pouvait se glisser entre le fondant et la mousse, ou alors quelques macarons sur le dessus pour un peu de croquant ? Bref, essayez de faire varier les textures !

Note : les recettes du fondant et de la mousse sont tirées du magazine Avantages, hors-série, automne 2006.

05 mai 2007

Croquants aux noix d'Amazonie


J'ai découvert l'existence de ces fruits secs oléagineux dans un magasin bio, et par curiosité, j'ai voulu y goûter.
La recette des croquants me semblait parfaitement adaptée à ces noix, alors sans hésiter, j'ai testé !

Croquants aux noix d'Amazonie

Ingrédients :

- 150 gr de farine (semi-complète)
- 125 gr de noix d'Amazonie coupées en 4
- 25 gr de noix de coco râpée
- 1/3 de sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 1 oeuf
- 35 gr de beurre
- 100 gr de sucre

- graines de sésame pour décorer


Préparation :

Préchauffer le four à 220°C.

Mélanger la farine, la noix de coco râpée, les noix d'Amazonie, la levure, le sel.

D'autre part, fouetter le beurre mou, et le sucre.
Ajouter l'oeuf. Battre encore.

Mélanger les deux préparations. Façonner ensuite la pâte en forme de pain en la farinant un peu afin qu'elle ne colle pas. Déposer le pain sur une plaque couverte de papier sulfurisé, et y enfoncer quelques graines de sésame. Badigeonner de lait sucré pour dorer.
Enfourner pendant 15 minutes environ.

Sortir du four et laisser refroidir complètement.
Couper des tranches de 1,5 cm de large à l'aide d'un couteau à pain.
Laisser à nouveau dessécher dans le four, à 130°C pendant 30 minutes environ.

Ces croquants se conservent parfaitement plusieurs jours, voire plusieurs semaines, dans une boîte hermétique.

01 mai 2007

Tofu sauté au sésame


...parce-que un jour, j'ai quand même voulu essayer cette fameuse "chose" que l'on nomme tofu, et qui provoque souvent un élan de dégoût.

Dites "tofu", et la première réaction des gens sera "C'est quoi ?" avec une certaine curiosité enjouée.

Expliquez-leur que c'est une sorte de fromage de soja. Là, leur visage commence à se termir et l'on commence à percevoir dans leur regard de l'interrogation, du doute, et même un certaine méfiance.

Mais c'est une réaction humaine, et même universelle, nécessaire à la survie de l'espèce.
Face à l'inconnu, à la nouveauté, on doute, quitte à se résigner et ne rien tenter. On préfère opter pour un aliment connu que l'on apprécie plutôt que se risquer à goûter quelque chose de nouveau, au risque de passer à côté d'un coup de coeur, d'une révélation.

Pour le tofu, c'est pareil. Surtout que ce dernier n'a pas hérité d'un très bonne réputation auprès des Occidentaux. Il contribue même à la certaine idée que l'on se fait et qui est : "Ce qui est sain est fade".

Alors pour débuter (comme moi), utilisez la merveilleuse recette de Cléa dans son post "Comment faire aimer le tofu à ceux qui ne l'aimeront jamais".

Je n'ai pas trouvé cela mauvais du tout, la panure au sésame qui entoure chaque dés de tofu est croustillante et sucrée, et l'intérieur est tout moelleux !