06 mars 2013

Etre bio-bobo, ça a du bon



Il y a plus d’un mois, je faisais une descente dans un magasin bio du quartier. Me connaissant, j’avais pour objectif de ne pas trop dépenser, et de me limiter à des ingrédients en vrac, ou impossibles à trouver à DIA ou à Carrouf.

Après de longues minutes à rester dans le magasin, à traverser les rayons de haut en bas, hésitante, en prenant un produit puis en le reposant quelques tours plus tard ( « je n’arriverai pas à m’en servir et ça traînera au fond des placards »), je suis passée en caisse en constatant que j’avais assez bien réussit ma mission de grande radine, tout en ayant rempli mon cabas.

J’ai ramené des échantillons de riz complet et de sarrasin décortiqué, un bol de purée d’amande et un autre de tahini, quelques briquettes de crème de soja cuisine et de crème de riz, un paquet de tofu soyeux, et un paquet de petit épeautre.

J’ai un peu traîné pour utiliser le petit épeautre, parce-que l’idée de le faire tremper la veille annonçait une longue soirée de cuisine & casseroles qui mijotent le lendemain. Et puis face à l’inconnu, on hésite toujours avant de se lancer.

J’avais déjà fait l’expérience fort concluante il y a deux ou trois semaines avec mon riz complet (enfin un riz qui a le goût du riz, la consistance du riz, le parfum délicat du riz !), et ce fut la même chose avec mon petit épeautre. Cuit en « risotto » avec des légumes de saison (oignon, carottes, céléri branche) j’ai obtenu un plat délicieux, où rien n’était à ajouter (pas même du fromage râpé) tellement la texture ferme du petit épeautre, le crémeux du bouillon de légumes, et les saveurs hivernales réconfortantes dégagées rendaient ce plat délicieux.

Petit épeautre aux légumes, en "risotto"

Pour 2-3 personnes :

- 250 gr de petit épeautre
- 1 oignon
- 3 carottes
- 2 branches de céleri
- 1 petite casserole de bouillon de légumes

Faire tremper le petit épeautre dans de l’eau froide pendant 12h. Bien l’égoutter et le rincer avant utilisation.

Dans un faitout, faire dorer l’oignon émincé, la carotte en petits carrés.

Ajouter les grains de petit épeautre et les faire rissoler quelques minutes (comme lorsqu’on fait dorer les grains de riz dans un risotto).

Ajouter le céleri coupé en petits morceaux (branches et feuilles).

Verser un peu de bouillon, laisser cuire jusqu’à ce que le petit épeautre en ait absorbé la moitié, puis en verser encore, etc… L’opération dure 30 à 40 minutes, jusqu’à absorption quasi-totale du liquide. Attention à ne pas laisser sécher la préparation : celle-ci doit rester crémeuse.
 
Le petit épeautre reste ferme mais tendre lorsqu’il est cuit.

Servir dans de petits bols, avec une salade verte.


Et comme je vous parlais de mon expérience avec le riz complet, voici un aperçu de mon petit plat riz-chou fleur-tahini-graines de courge :

25 février 2013

Panna cotta à la fève tonka, et autres gourmandises



J'ai très longtemps été assez sceptique à propos des panna cotta.
Un dessert avec de la gélatine... bof. Je m'imaginais avoir affaire à une simple gelée comme les anglais en ont le secret, un dessert "flop flop", sans grand intérêt (et apparemment, beaucoup de personnes avant moi ont pensé la même chose).

Un jour, ma mère a réalisé des panna cotta à l'aide d'une préparation toute faite achetée chez un traiteur italien. Et j'ai été agréablement surprise par la texture crémeuse et fondante. Aussi savoureuse qu'une crème brûlée en fait, mais sans oeufs et sans cuisson au four.
Comment un dessert aussi simple pouvait être aussi bon !?

J'ai voulu vérifier par moi-même. Et Maman si tu me lis, avec cette recette tu abandonnera les sachets tout-prêts et tu fera tes panna cotta maison !

Dernière chose : il existe plusieurs recette de panna cotta. Certaines utilisent du lait et de la crème, d'autres de lait-crème-crème frâiche épaisse, et d'autres seulement de la crème liquide. En fait, pour obtenir une texture ferme et crémeuse, j'ai remarqué qu'il fallait ajouter un corps "crémeux" à la crème liquide. Et puisque je n'avais pas de crème fraîche, j'ai opté pour le fromage frais type Phyladelphia. Eh bien c'était une bonne idée, puisque la texture est parfaite, rien à changer !




Panna Cotta à la fève tonka (héhé, ça rime)

Ingrédients pour 3 petites verrines :

- 20 cl de crème liquide entière (j'ai mis de la crème à 30% de MG)
- 20  gr de sucre
- 1/3 de fève tonka râpée finement
- 20 gr de fromage frais à tartiner type Philadelphia / Saint Morêt, etc...
- 1 feuille de gélatine

Faire tremper la feuille de gélatine dans une assiette d'eau froide.

Dans une petite casserole, chauffer la crème avec le sucre et la fève tonka râpée. Quand la crème bout,  retirer du feu et laisser infuser quelques minutes.

Incorporer le fromage à tartiner en fouettant vigoureusement au fouet à main, puis incorporer la gélatine en fouettant.

Répartir la préparation dans les verrines.

Laisser solidifier quelques heures, ou une nuit au réfrigérateur.



J'ai servi les panna cotta avec des croquants aux amandes (pour rester dans l'esprit italien), à tremper dans une tasse de café, et une compotée de pommes.



à savourer à la toute petite cuillère (qui va avec les verrines, d'ailleurs) pour faire durer le plaisir...


Cette fois-ci, j'ai bien réussi mes croquants ! La recette ici.

16 février 2013

Tiramisù pour deux

Il y a bien des recettes de tiramisù sur ce blog, mais pas The recette du tiramisù classique, au café. 

Je dois y remédier, d'autant plus qu'à côté de ses homologues à la crème de marron ou aux fraises, c'est bien celui-ci mon préféré.
Je vous présente la recette pour deux personnes : j'ai simplement divisé les proportions de ma recette fétiche par trois. 
Voici un dessert parfait pour un après-midi baigné de soleil comme aujourd'hui. 


Il est un peu tôt pour parler de printemps, mais après avoir subi les affres de l'hiver toute la semaine, il faut avouer qu'on commence à y penser avec envie.
Nous l'avons dégusté avec un bon café en regardant le Vercors enneigé et les touristes descendre des autocars et des trains à la gare de Grenoble, juste en dessous de nos fenêtres. (Ah, ça y est Lunye se dévoile, elle est donc grenobloise).



Le tiramisu pour deux

Je l’ai fait dans un petit plat en verre de 15 cm de côté, mais il peut aussi trouver sa place dans des verres ou des ramequins individuels. Cependant, notez qu’il est plus facile de disposer des biscuits à la cuillère dans un moule carré !

Pour deux personnes : à préparer la veille, obligé !

- 80 gr de mascarpone
- 1 œuf
- 20 gr de sucre
- 10 biscuits à la cuillère
- Une tasse de café trééés fort (j'insiste, il faut qu'on sente le goût du café dans le dessert, sinon, pas la peine)
- Cacao en poudre amer
 - Un ou deux carrés de chocolat pour la finition
- (Amaretto => je n'en ai pas mis mais la prochaine fois je veux essayer)

Préparation :

Séparer le blanc du jaune d’œuf.
Battre le jaune avec le sucre et le mascarpone.
Battre le blanc en neige.
Incorporer la blanc au mélange, en remuant délicatement au fouet puis en finissant à la maryse.
Imbiber les biscuits de café. 

Monter le tiramisù comme suit :
Une couche de biscuits imbibés (la moitié des biscuits) + un poudrage de cacao amer + la moitié de la crème mascarpone + un poudrage de cacao amer + une deuxième et dernière couche de biscuits imbibés + la crème mascarpone + un poudrage de cacao amer.

Hop, on couvre et on laisse toute la nuit au frais, jusqu’à dégustation.

Et on râpe un ou deux (deux c’est mieux) carrés de chocolat sur le tiramisu avant de servir (on peut rajouter du cacao amer si l’on aime).


La prochaine fois je rajouterai un peu d’amaretto, et je ferai du café vraiment très fort pour bien en sentir le goût.


10 février 2013

Tarte double-citron, pâte sablée pavot




Vous êtes en quête d’une tarte au citron pas comme les autres. Vous n’êtes pas tout à fait satisfait par les tartes au citron meringuées ni par leur alternative sans meringue (avec une griffe « Citron » apposée par la main experte du pâtissier)… Cette tarte est alors peut-être à essayer : une pâte sablée bien sablée, truffée de graines de pavot pétillantes (oui, à mon sens le pavot « pétille » sous la langue), une mousse fondante au citron, et enfin une couche de lemon curd crémeux. Citron-sablé-fondant-crémeux… a priori ça ne peut pas être trop mauvais, non ?

Je crois que j’ai atteint la perfection en matière de tarte au citron. (Perfection = selon mon goût bien sûr. Je connais aussi des inconditionnels des tartes citron-meringuées.)

Préparer ce dessert la veille, au soir (parce-que j’aime bien dormir un peu le dimanche matin).

Les proportions ici sont pour 5-6 personnes. La tarte fait 20cm de diamètre, mais elle est assez haute (1 cm de plus qu’une tarte classique). Pour cela je remonte un peu ma pâte sur les bords, laissant dépasser le papier sulfurisé dans lequel elle cuit (oui je cuis mes tartes en gardant le papier sulfurisé qui a servi à les étaler – sinon ça colle -). Si vous avez un moule à gâteau de 20 cm de diamètre aux rebords plus hauts, ça peut remplacer un moule à tarte de même diamètre.

J’insiste : l’intérêt de cette tarte réside dans sa hauteur, si vous vous lancez avec un moule de 27 cm de diamètre, augmentez les proportions pour obtenir la même hauteur d’appareil « mousseux » !

Allons-y, commençons par la pâte sablée au pavot :

-          160 gr de farine
-          10 gr de germes de blé
-          15 gr de graines de pavot
-          2 gr de levure chimique
-          80 gr de beurre
-          30 gr de sucre
-          1 jaune d’œuf + un peu de blanc pour lier
-          1 bouchon de rhum/chouchen
-          1 pincée de sel
-         Cannelle

Dans un grand saladier, mélanger les ingrédients secs : farine, germes de blé, graines de pavot, levure, cannelle, sel. Ajouter le beurre en parcelles et sabler entre les doigts pour l’incorporer.
Dans un bol, fouetter le jaune + ½ blanc d’œuf environ avec le sucre et le rhum. Verser dans le saladier et former une boule.
Etaler la pâte entre deux feuilles de papier sulfurisé. Laisser reposer au frais 30 minutes.

Préchauffer le four à 180°C. Disposer la pâte dans le moule en retirant seulement le papier sulfurisé du dessus (ainsi pas besoin de beurrer ou fariner le moule). Faire remonter les bords sur 4 cm (ne pas hésiter à faire des bords hauts, car ils vont s’affaisser un peu à la cuisson). Piquer la pâte avec une fourchette, puis cuire à blanc 10 minutes.

Pendant ce temps, préparer le mousseux au citron :

-          3 œufs
-          100 gr de sucre (80 gr suffisent)
-          50 ml de jus de citron
-          1 càc de zestes de citron finement hâchés
-          150ml de crème fraîche épaisse

Fouetter les oeufs et le sucre au batteur électrique jusqu'à ce que le mélange soit mousseux et ait doublé de volume. Ajouter le jus de citron et les zestes, fouetter encore au batteur pour les incorporer, puis ajouter la crème et fouetter encore jusqu'à ce que le mélange soit homogène.

Verser sur le fond de tarte précuit, et cuire au four 20 minutes plus ou moins (en fait, jusqu’à ce que le mousseux ne tremblote plus lorsqu’on secoue légèrement la tarte).

Préparer le lemon curd : on ne se servira que de la moitié des proportions données ici, mais autant en faire un peu plus pour en garder pour autre chose plus tard (cependant il faut le consommer assez rapidement : pas plus de 36h au réfrigérateur, comme de la crème pâtissière).

-          6 cl de jus de citron (deux citrons)
-          2 œufs
-          100 gr de sucre
-          1 cuillerée à café de fécule/maïzena, diluée dans un peu d’eau.
-          20 gr de beurre

Dans un bol, battre les œufs, le sucre, le jus de citron. Ajouter la fécule. Transférer le mélange dans une petite casserole, et cuire à feu doux et fouettant vigoureusement et sans arrêt, jusqu’à ce que le mélange épaississe (ça prend 5 minutes). Une fois bien épaissie, retirer du feu, incorporer le beurre froid, il va fondre dans la crème. Verser dans un pot et laisser refroidir complètement au réfrigérateur.

Le lendemain, sortir la tarte 1h avant dégustation, et avant de servir, étaler la moitié du lemon curd dessus.

Miam ! Rien à redire.