23 août 2012

Gâteau au son d'avoine et aux poires


Se vidant progressivement et ne se remplissant pas avec le même entrain, mes placards ont révélé des denrées délaissées. Ce paquet de son d’avoine, acheté en grande surface lors d’une pulsion bobo-diétético-nutritionnelle, avait rejaillit à la surface de mes tiroirs à provisions. 


Quelle idée avais-je en tête lorsque j’ai pris ce paquet ? Aucune, à l’évidence. Juste le goût du risque. J’ai tapé « recette son d’avoine » sur google pour tâter un peu le terrain. L’idée du gâteau sucré me plaisait, et je me suis largement inspirée de cette recette. Sauf qu’il y a eu des changements : vas-y que je rajoute du caramel au beurre salé, le sirop d’agave ? connais pas ! Pas assez d’œufs alors j’en remplace un par 10 cl de crème, et puis des poires, beaucoup de poires au fond du moule qui se mélangent au caramel beurre salé pour un côté « renversant ».

Évidemment que oui c’était bon. Et léger. Le son d’avoine donne une texture un peu rugueuse bien différente de notre habituelle farine. Mais j’aime bien. Et puis sans les poires, le gâteau n’aurait pas autant de saveurs, c’est clair. Alors OUI, j’approuve, et peut-être bien que je ré-ouvrirai mon paquet de son d’avoine plus tôt que prévu…


La recette :

Ingrédients : pour un moule à cake


- 65 gr de farine T110
- 100 gr de son d'avoine
- 1/3 de sachet de levure chimique
- 50 gr de sucre
- 2 cuillères à soupe d'huile de tournesol
- 1 oeuf
- 10 cl de crème liquide
- arôme citron ; cannelle en poudre
- 5 poires
- 1 cuillère à soupe de caramel au beurre salé

Préparation :

Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le son d'avoine. Ajouter l'oeuf battu, la crème, l'arôme citron et la cannelle. Puis verser l'huile en mélangeant bien.

Couper 1 ou 2 poires en petits dés (ou râpé), et les incorporer à la pâte.
Beurrer le moule à cake, et répartir au fond le caramel au beurre salé.
Couper le reste des poires en gros quartiers, et les disposer au fond du moule.
Verser la pâte.
Enfourner pour 30 minutes environ à 180°C.

Déguster chaud, froid, tiède, selon les goûts de chacun et la température extérieure (avec la canicule de ces derniers jours, autant dire qu'il était plus appréciable froid).

16 août 2012

À quel far se fier ?

La Bretagne, ça vous gagne !

La petite plage à Cancale (au fond : la pointe du Grouin)

Ce ne sont pas seulement mes origines bretonnes qui me font apprécier cette belle contrée. Il y a aussi les paysages magnifiques et sauvages, la fraîcheur, la verdure constante, les petits chemins bocagers, la mer et ses délices.
Pour moi la Bretagne en été, c'est le pied : on quitte la chaleur grenobloise étouffante pour la douce brise marine.
Mais c'est plutôt de la Terre qu'il s'agit dans cette recette de far breton aux pruneaux. (La mer, ça viendra, plus tard). Je suis partie en quête du far breton qui satisfera au mieux mes papilles. Je me suis inspirée de cette recette.
J'aime les far pas trop dorés sur le dessus, alors je l'ai fait assez plat et pas trop cuit. Et pour la petite touche en plus, j'ai remplacé 20gr de farine blanche par de la farine de sarrasin.

J'ai une autre version dans mon chapeau, dans laquelle il y a moins d'oeufs et plus de lait. On verra ce que cela donnera.

En attendant, voici la recette et la photo :

Far aux pruneaux, version d'essai 1


Ingrédients :

- 110 gr de farine blanche
- 20 gr de farine de sarrasin
- 70 gr de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 45 cl de lait
- 3 oeufs
- 150 gr de pruneaux
- 15 gr de beurre

Préparation :

Préchauffer le four à 160°C.

Faire chauffer le lait et le beurre dans une casserole. Arrêter le feu avant ébullition.
Pendant ce temps, mélanger les sucres et les farines. Ajouter les oeufs un à un.
Verser le lait sur ce mélange en remuant bien.

Dans un moule beurré, répartir les pruneaux.
Verser ensuite la préparation, et enfourner pour 30 min environ (selon vos préférences en matière de dorure !).
Déguster une fois refroidi. (avec du café, au petit déjeuner, avec un coulis de caramel au beurre salé, du lemon curd, ou une touche de chantilly !)

29 juillet 2012

Fondant au chocolat, croûte caramel fondant et glaçage croquant

Oui, j'aime bien mettre des titres à rallonge. Sans cela, impossible d'accrocher quelconque lecteur un peu gourmand.
Le fondant au chocolat est un gâteau à double-tranchant : il fait souvent envie, mais parfois aussi il rebute pour son classicisme et sa lourdeur.
Qu'importe, celui-ci a l'avantage d'être sans beurre. Mais non, ne partez pas en courant ! Il n'est pas sec du tout, grâce à un tour de passe-passe infaillible, qui consiste à remplacer le beurre par une autre matière humide. Certains mettent de la crème, d'autres des courgettes, ou encore du tofu soyeux.
En fait, je suis persuadée que l'on peut utiliser n'importe quelle matière humide pour remplacer le beurre. J'ai testé la version compote de pommes, vue ici.

J'ai rajouté du cacao amer pour enrichir le côté corsé, et quelques amandes grossièrement hachées pour le croquant. Mais c'est son double glaçage au caramel crémeux et au chocolat croquant qui donne toute l'originalité à ce gâteau.

Je l'ai cuit en versions "cocottes individuelles", et le résultat est somptueux !


Une demi-cocotte du fondant, accompagné de compote d'abricots (regardez le caramel qui dégouline sous la croûte croquante au chocolat, il y a même quelques morceaux de croûte égarés dans la compote).


Ingrédients : pour 4 cocottes environ

Le gâteau fondant :

- 150 gr de chocolat noir
- 100 gr de compote de pomme
- 25 gr de lait
- 2 oeufs
- 50 gr de sucre
- 20 gr de farine
- 1 cuillère à café de cacao amer
- quelques poignées d'amandes hachées grossièrement

Faire fondre au bain marie le chocolat avec le lait. Ajouter la compote.

Fouetter les oeufs et le sucre. Incorporer le mélange au chocolat. Ajouter le cacao amer, la farine, et une pincée de sel.

Beurrer 4 cocottes, y déposer quelques amandes, verser la pâte.
Fermer le couvercle des cocottes.
Enfourner à four moyen (160°C). La cuisson ne doit pas être trop longue, ils doivent rester fondants (10 à 15 min ?).

Laisser reposer une nuit au frigo. Minimum !


* Le lendemain*

Faire le caramel crémeux :

Faire un caramel avec du sucre+eau dans une casserole à fond épais. Quand il commencer à blondir, retirer du feu et ajouter de la crème (au pif !). Remettre sur le feu jusqu'à ce que la crème se mélange au caramel pour obtenir un mélange marron clair mousseux.
Verser sans attendre sur les gâteaux fondants en répartissant bien le caramel sur toute la surface.

Laisser refroidir au frigo.

Faire le glaçage croquant :

Faire fondre du chocolat au bain-marie avec un peu de lait.
Verser sur les gâteaux déjà recouverts de caramel.

Laisser refroidir au moins deux heures avant de déguster (avec une compote d'abricots, de la glace, etc...)

23 juillet 2012

Cornes de Gazelle

En ce moment, cela ne vous aura pas échappé, c'est le Ramadam. Bon, pour moi le Ramadam rime surtout avec pâtisseries orientales à profusion chez les Kebab du coin. (Oui, je sais, ma vision du jeûne musulman est quelque peu erronée...). N'empêche, j'avais enfin trouvé une occasion pour me lancer dans la réalisation de cornes de gazelle.


Ces petites pâtisseries me rappellent des souvenirs lointains (d'une autre vie peut-être), grâce aux arômes de fleur d'oranger et de cannelle qu'elles dégagent. Je les aies faites comme je les aime, c'est à dire avec une pâte bien fine, une farce généreuse qui recèle de quelques gros morceaux d'amande croquants, et sans sucre glace à outrance (et pour le coup, sans sucre glace du tout puisque je n'en avais pas sous la main).

Mais comme l'impatience et le fastidieux de la confection ont pris le dessus sur ma minutie et ma persévérance habituelle, j'ai abandonné la forme de cornes après la première fournée, et j'ai réalisé une grosse pastilla avec le reste de pâte et de farce. Au final, les mêmes ingrédients ont été utilisés pour les cornes et la pastilla.

Il faut dire qu'il est particulièrement difficile de formes des cornes dans une pâte sablée que je voulais très fine, car celle-ci se fendillait facilement quand je la travaillais. Mais je suis plutôt satisfaite du résultat !

Et pour avoir croqué dans une corne (avant que le loup ne rentre du travail), je peux dire qu'elles sont excellentes !
Ah, avec un bon yaourt nature brassé (il en faut peu, pas vrai ?) c'est un délice.

Ingrédients :

La pâte sablée :

- 250 gr de farine (150 gr de farine T110, 70 gr de farine blanche, 30 gr de farine de sarrasin)
- 100 gr de beurre
- sel
- 1 cuillère à soupe d'arôme fleur d'oranger
- 1 jaune d'oeuf
- 50 gr de sucre

La garniture aux amandes :

- 2 cuillères à soupe d'arôme fleur d'oranger
- 1 oeuf
- 100 gr de sucre
- 200 gr de poudre d'amande
- 50 gr d'amandes entières hachées grossièrement
 - zestes d'orange finement hachés
- cannelle : 1 cuillère à soupe rase
- 1 blanc d'oeuf
- 1 jaune d'oeuf 
- arôme fleur d'oranger pour la fin de cuisson


Préparation :

La pâte sablée :

Sabler les farines, le sel, et le beurre en parcelles.
Dans un bol, batte le jeune d'oeuf, l'arôme fleur d'oranger, et 4 cuillères à soupe d'eau.
Verser sur le mélange farine-beurre et former une boule.
Réserver au frais pendant 30 min.


La garniture :

Mélanger l'oeuf entier et l'arôme fleur d'oranger. Ajouter le sucre, la cannelle, les amandes en poudre et hachées, le zeste d'orange.


Mise en forme des cornes de gazelle :

Abaisser la pâte finement (entre deux feuilles de papier sulfurisé par exemple). Découper des rond de 8 cm de diamètre. Farcir les rond de garniture, et les refermer en collant les bords avec du blanc d'oeuf (à l'aide d'un pinceau).
Déposer les cornes sur une plaque couverte de papier sulfurisé, les badigeonner de jaune d'oeuf (+ un peu de sucre).
Cuire au four à 180°C.

1 minute avant la fin de cuisson, mouiller légèrement les cornes d'arôme fleur d'oranger, en versant l'arôme dans une cuillère et en tapotant avec les doigts l'intérieur de la cuillère afin que l'arôme tombe en pluie fine sur les cornes.


18 juillet 2012

Goûter régressif aux Gerblé sésame

L'autre jour, je vous ai parlé des Germes de Blé Gerblé.
J'ai découvert cette substance grâce aux biscuits Gerblé (ou les biscuits diététiques à 2,50 euros la boîte). J'ai commencé à en manger quand je n'avais pas vraiment -envie de- prendre le temps de déjeuner le matin. Du coup, je partais en amphi avec un sachet dans mon sac, et ma longue matinée de cours magistraux soporifiques me donnait largement l'occasion d'en grignoter entre deux diapos (oui, maintenant à la fac les Powerpoint des cours sont diffusés par rétroprojecteurs. On n'arrête pas le progrès !)



En fait, j'adore ces biscuits. Je ne mange qu'une seule variété de Gerblé : ceux au sésame. J'en suis gaga. Mais il faut dire aussi que je n'ai goûté que celle-ci. Les "pavot" ou les "complet" me tentent, mais j'ai fait des "sésame" un objet fétiche, un peu honteux parfois pour quelqu'un qui aime cuisiner du "fait maison" et qui crache sur la graisse de palme.

Parfois, même pendant les vacances, alors que j'ai le temps de prendre un bon petit déjeuner en écoutant France Inter, il m'arrive d'en tremper un ou deux, ou trois, dans mon thé.

En ce moment je passe beaucoup de temps à faire le ménage, ranger, nettoyer les fonds de placard. C'est les vacances et cela me détends. En plus, j'ai l'impression de faire quelque chose de mon temps. Je me dépense telle la ménagère suante qui attache ses cheveux avec un bandeau pour ne pas défaire sa mise en pli. À force, je finirai aussi svelte et moulée comme une pin-up. (Non je plaisante, je le suis déjà)

Entre nettoyages annuels de fonds de placard, à ramasser de vielles pâtes égarées et des morceaux de sucre cassés, j'ai soudain pensé à une amie Allemande rencontrée au Canada, qui m'avait dit que pour ses anniversaires, elle avait l'habitude de faire un gâteau sans cuisson, composé de couches successives de biscuits secs et de chocolat durci.
Je crois qu'ils appellent cela le "fridge cake".

Et je me suis enfin décidée à tenter l'aventure avec mes Gerblé au Sésame. Je n'ai évidemment pas été déçue.

Voici comment j'ai procédé :

D'abord, préparer une ganache en faisant fondre 70 gr de chocolat noir au bain-marie. Ajouter 70 gr de crème liquide, bien mélanger à la maryse, puis ajouter 10 gr de beurre froid que l'on laissera fondre en remuant.

Laisser refroidir 30 minutes.

Puis, monter les mini "fridge cake" en alternant une couche de biscuit, une couche de ganache, etc...

Terminer en disposant des amandes entières grillées à la poêle sur le dessus.

Réfrigérer quelques heures (minimum 2 heures) jusqu'à dégustation. Attention, si l'on aime que les biscuits soient encore croustillants, il ne faudra pas attendre trop longtemps non plus !

 Le mini fridge cake Gerblé du goûter (avec un jus d'orange citronné !)




12 juillet 2012

Cheesecake


J'aime beaucoup les cheesecake. Je les aime encore mieux depuis que je suis partie vivre un an au Canada, à Toronto, pour mes études.
J'ai pu y déguster les cheesecakes les plus originaux, les plus orgiaques, les plus régressifs. Je m'approvisionnais toujours au même endroit : Future Bakery & Café, qui fait aussi des brunch fabuleux. Leur vitrine est particulièrement alléchante, je ne savais jamais quoi choisir. Chaque part me coûtait 6$. Et j'en avais pour mon argent, car les portions étaient tellement énormes que je les mangeait souvent en deux fois. De mémoire, j'ai testé le classique avec un coulis de myrtilles, un autre avec des pommes caramélisées on the top façon "tatin", ou encore avec une couche de brownie aux noix de pécan dessus.

La ville de Toronto m'a particulièrement marquée pour l'effervescence de ses cafés, de ses cuisines venues des quatre coins du monde qui se mêlent et se démêlent. Ma curiosité gustative n'a jamais été autant stimulée qu'à Toronto. Les Canadiens sont très sensibles à la qualité de leur nourriture, et l'alimentation bio et végétarienne est très répandue. A l'inverse, ça ne les empêche pas de vendre les pires hot-dog au coin de la rue...

Mais revenons à nos cheesecake.


Depuis peu, le Philadelphia Cream Cheese est arrivé dans les supermarchés français. Quelle bénédiction ! Avec le Philadelphia, la voie des vrais cheesecake américains s'ouvre enfin. Mais je dois aussi remercier Loukoum, qui nous apprend tout sur les secrets des cheesecake dans son article Petite leçon de cheesecake. C'est sur son blog que j'ai puisé ma recette devenue fétiche : ici.
J'ai divisé par deux les proportions, mais j'ai gardé intact les proportions pour la base biscuité, car j'aime quand celle-ci est très présente en bouche.
Un cheesecake, c'est quand même ultra-simple à réaliser. Tout le secret réside dans la cuisson lente (160°C pas plus) afin que la préparation prenne doucement, sans choc thermique.

J'ai cuit le cheesecake dans un moule à cake pour justement profiter pleinement de la croûte biscuitée. Bien entendu, j'ai bien tapissé le moule de papier cuisson de toutes parts, pour un démoulage optimal.

Je l'ai dégusté (ah non pardon : je le déguste, car il en reste encore !) avec de la compote pomme-rhubarbe, et une cuillerée de confiture de cerises (ce ménage à trois est simplement PARFAIT !).


09 juillet 2012

Pizza au roquefort (et diverses choses)


Rien de mieux qu'une pizza maison faite de A à Z.
La pâte est composée de farine semi-complète, de germes de blé, et d'une patate (ça, c'est le secret d'une voisine italienne pour rendre la pâte bien moelleuse).
La garniture, c'est tomates fraîches (pas de coulis), beaucoup de persil, du Roquefort, nappé d'une sauce cremeuse à l'ail et au roquefort (un reste de la sauce qui accompagnait mes pâtes ce midi).

En fait, la pizza maison, c'est juste 100 fois meilleur que n'importe quelle pizza chez le livreur (et 100 fois moins cher aussi).


Sans plus attendre, voici la recette qui m'a convertie ce soir :

Pâte : (aïe, je ne me souviens pas des proportions exactes, surtout que j'ai rajouté pas mal de farine)
Ces proportions feront 2 pizzas petites, pour 4 personnes (1/2 pizza par personne)

- 250 gr de farine semi-complète
- sel
- une poignée de germes de blé
- 1 càc levure de boulanger deshydratée
- 1 verre d'eau
- 1 càs d'huile d'olive
- 1 petite patate déjà cuite

Délayer la levure dans l'eau (tiède) pendant 10 minutes.
Pendant ce temps, mélanger dans un saladier la farine, le sel, les germes de blé.
Verser l'eau+levure sur la farine, et pétrir pour obtenir une pâte homogène.
Ecraser la patate à la fourchette dans un petit bol, en versant l'huile d'olive dessus. L'incorporer à la pâte, et continuer à pétrir.
Laisser lever 45 minutes dans le saladier recouvert d'un torchon.

Diviser cette pâte en deux puis étaler les deux pizza sur du papier sulfurisé.

Préchauffer le four à 280 °C (il faut que la température soit élevée pour bien "saisir" la pâte et rendre la pizza crousti-moelleuse).

Garniture : (à varier selon les plaisirs et les stocks)

Couper des tomates en rondelles, émincer finement un oignon doux, hacher grossièrement une bonne poignée de persil plat.
Sur la pâte, disposer les tomates, puis les oignons, puis le persil.
Parsemer de dés de roquefort. étaler un peu de crème au roquefort et à l'ail (morceau d'ail rissolé, roquefort, et crème bouillis dans une casserole), ou à défaut de la crème.
Poivrer.

Et hop hop hop, au four sans plus tarder !
Mettre des olives noires 5 minutes avant la fin de la cuisson.

Avec son tracé irrégulier et rustique, pas de doute, c'est bien une pizza faite maison.

Déguster avec une bonne salade.



19 juin 2012

Les cookies sont de retour.

Et oui, c'est à peine croyable. Le blog revit ! Mais pour combien de temps ? 24 heures ? une semaine ? deux mois ? Nul ne le sait, et je ne peux même pas vous le dire.

Cependant sachez que je suis réellement en vacances, les vraies vacances, même pas un petit job d'été à l'horizon. Car dès septembre le vrai boulot arrive, lui. Alors je profite de deux mois et demi de congés bien mérités pour sortir un peu des débats du genre "pour ou contre la rénovation des grands ensembles ?", "à quoi sert la loi SRU ?", "le permis de construire : objets et enjeux". 
Tout cela réapparaîtra sous des formes plus concrètes dès septembre, et en attendant je vais me gaver de bons petits plats estivaux, de produits frais, de glaces, de fruits en tous genres, et... et... et... de cookies.
Parce-que les cookies, c'est la base. La base pour les gourmands qui débutent, pour les affamés du 4 heures, les gagas du mariage chocolat-fruits secs. 

En fait, je n'aime pas tellement ce qu'on appelle communément "cookies". Je trouve le concept trop sucré (dans certaines recettes, la dose de sucre dépasse même celle de farine). Depuis quelques années, j'ai développé une certaine réticence au "trop sucré". Je réduis systématiquement la dose de sucre dans les recettes (d'un quart ou de moitié parfois), surtout quand elles contiennent des fruits, et je ne mange plus que du chocolat à 70% de cacao minimum. Les temps changent, on grandit, que voulez-vous...
Par ailleurs, je suis devenue une gaga de la texture sablée. Et pour faire du sablé, il faut du sable, c'est-à-dire un mélange farine-beurre frais que l'on roule entre les doigts.

Du coup, la recette de cookies que je vous présente réunit tous les éléments pour un biscuit absolument parfait : une texture sablée, pas trop sucré, des grosses pépites de bon chocolat (noir 70% de Lindt -ohlala je fais de la pub !), des fruits secs selon l'humeur... et quelques fantaisies : ici, en l'occurrence, des Germes de Blé Gerblé (aïe la pub encore !). Les germes de blé apportent un petit goût de noisette, renforcent la texture sablonneuse (ils se présentent sous la forme de flocons très fins), et déculpabilisent par leur apport fort intéressant en nutriments de tous genres. Bref, ces cookies sont non seulement très bons, mais ils peuvent même remplacer un repas d'un point de vue nutritionnel (ok, j'exagère... un peu).

Ah, j'entends dans mon oreillette que les lecteurs s'ennuient. On est pas là pour théoriser, alors voici la recette :


Cookies sablés
... aux germes de blé du pays & sésame bio, façonnés en boudin et tranchés sur meule de pierre

 Ingrédients :

- 350 gr de beurre
- 125 gr de sucre
- 400 gr de farine de blé
- 100 gr de farines autres : blé noir, T 110, intégrale...
- 1 gros oeuf
- 200 gr de chocolat noir
- 50 gr de germes de blé
- 50 gr de graines de sésame
- 1 pincée de sel
- un bouchon de rhum

pour la finition : du cacao non sucré, et un jaune d'oeuf

Préparation :

Dans un grand saladier, mélanger les farines et le sel.
Ajouter le beurre froid en parcelles, et l'incorporer dans la farine en roulant et écrasant les deux éléments entre les doigts jusqu'à obtention d'un beau sable homogène.
Ajouter les germes de blé et le sésame.

Casser l'oeuf dans un bol, ajouter le sucre, le rhum, et battre à la fourchette.

Verser le contenu du bol sur la farine, et mélanger avec les mains pour former une boule.
Ajouter le chocolat cassé en pépites, et l'incorporer en continuant à travailler la pâte.

Former des boudins (diamètre 4 cm), les rouler dans du cacao non-sucré, et les placer au frigo pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 180°C.

Couper les boudins en tranches de 1 à 2 cm selon l'envie, les badigeonner de jaune d'oeuf, et enfourner pour 10 à 15 minutes . 

Le temps varie selon des paramètres tels que la puissance du four ou la taille de vos cookies. L'important est de ne pas trop les cuire, que le coeur semble un peu mou encore, mais que les contours soient déjà légèrement colorés. Après, pas d'inquiétude, aucune cuisson ne se rate, c'est une question de goût, ahah !




05 novembre 2011

Cucurbita maxima

NON, il n'y a pas que dans les soupes qu'il est bon. Au contraire, il faut absolument l'essayer en dessert.
Et si vous vous dites "oulà, ça risque de faire bizarre de la courge dans mon gâteau !", c'est dommage, très dommage... ;)
Mais comme on a qu'une seule vie, ça vaut le coup de tenter l'expérience, pour peut-être devenir un véritable obsédé des légumes dans les desserts. Moi par exemple, la prochaine fois je tenterai le brownie aux courgettes. Oui Madame.

Bon, avant cela voici la recette du gâteau au potiron et aux noix de GreNoble. Elle est tiré du livre de Yann Leclerc, "J'aime et je cuisine le potiron", qu'on m'a offert lors d'une soirée sur le thème "cucurbitacées" lors d'un quelconque anniversaire. Un livre très pratique pour varier les façons de cuisiner une bête de 10kg, d'ailleurs.

Il s'agit d'un gâteau tendre, un peu flan, mais en mieux à mon goût. Il est truffé de morceaux de noix croquantes, et il faut absolument essayer avec un glaçage au chocolat épais (même si ça augmente la charge calorique de ce dessert sain...)

Il n'y a pas de photo, je sais, c'est navrant... La cuillère a été plus rapide que l'appareil photo !

Ingrédients :

- 750 gr de potiron
- 100 gr de noix concassées + quelques cerneaux pour le décor
- 1 càc zeste de citron haché
- 50 gr de farine
- 50 gr de sucre
- 30 gr de beurre
- 25 cl de lait
- 1 càs de crème fraîche

Préparation : à faire quelques heures (voire 1 jour) à l'avance

Il faut cuire le potiron avant toute chose :
(750 gr correspondent à environ 1/4 de potiron)
Éplucher le potiron et couper sa chair en dés. Le faire compoter à couvert dans une casserole avec 30 gr de beurre. Laisser cuire 20 min, il faut qu'il soit tendre. Puis enlever le couvercle et faire cuire 10 min, le temps que l'excédant d'eau s'évapore.
Mixer ensuite en purée.

Préchauffer le four à 150°C.

Dans un saladier, mélanger farine et sucre.
Battre les œufs en omelette avec le lait et la crème, puis verser sur la farine en mélangeant avec une cuillère en bois.
Ajouter enfin la purée de potiron, les noix concassées, le zeste de citron.
Verser dans un plat à gratin bien beurré.
Enfourner pour 50 min environ.

Laisser refroidir, puis placer au frais pour au moins 3 heures.

... Et pourquoi pas faire un bon glaçage épais au chocolat, parsemé de cerneaux de noix ? miam

28 août 2011

I am alive !

Bien, ça a l'air de fonctionner...

Après plus de trois ans d'absence, je suis de retour !
Non, franchement, je ne pensais pas qu'un jour je reprendrai ce blog, puisque j'avais tout simplement oublié le mot de passe de mon compte depuis bien longtemps.

3 ans à rattraper... non, impossible.
Petit résumé en 3 phrases : j'ai bien eu mon bac en 2008 (l'année où j'ai abandonné le blog). Je suis désormais étudiante en Master Urbanisme. En troisième année de licence (2010-2011) je me suis expatriée au Canada, à Toronto. D'où cette petite photo très alléchante :

Une part de blueberry cheesecake à 6$ de Future Bakery à Toronto (située à Brunswick & Bloor pour ceux que ça intéresse)


Je ne sais pas si j'alimenterai souvent ce blog, parce-que si je m'y suis remise aujourd'hui, c'est parce-que j'ai le temps et je trouve ça drôle de refaire surface après 3 ans.
En plus, maintenant les blog culinaires sont devenus des phénomènes de "mode" genre magazines féminins, un peu bisounours...
Pire : ils sont les proies des marques publicitaires, des éditeurs en tous genres, ou alors (arrgh, hérésie !!) de la télé-réalité (que Dieu les pardonne !).

Quel triste tableau. Comment vais-je survivre dans ce monde hyper-médiatisé, moi, l'anti-facebook qui déteste la télé, qui ne jure que par France Inter et qui crache sur les publicitaires cupides ?

Alors si je continue ce blog, ce sera un blog contre-courant, où je dis ce que je pense sans épargner personne. Mouhahaha !

Vous êtes prévenus.

(Oui, vieillir ça renforce le caractère aussi.)

PS : il faudrai aussi que je change un peu le design du blog...

04 juillet 2008

Je ne sais pas...

... si je continue ou pas le blog.

Je trouve qu'il y a maintenant presque trop de blogs culinaires, et continuer mon blog, cette goutte d'eau dans cet océan, je ne vois plus l'intérêt.

Poster une n-ième recette d'un gâteau que l'on voit partout sur tous les blogs, ça n'a plus de sens pour moi.
Et puis j'ai surtout pas le temps. Je préfère consacrer mon temps à cuisiner plutôt qu'à bloguer.
Et puis je n'ai pas envie de seulement de retranscrire une recette et d'y ajouter une photo.
Mais je n'ai pas l'âme à écrire des articles, j'ai l'âme à cuisiner.

Donc, pour le moment, je laisse filer le temps sans donner de signes, mais je garde la cuisine dans mon coeur, je je suis toujours aux fourneaux.

Le blog reste en ligne, peut-être qu'il reprendra vie.

Lunye

Voici quand même les photos de quelques unes de mes dernières réalisations :



Gâteau tendresse à l'ananas




Tutti frutti




Tarte à la mousse mascarpone, caramel fondant et fruits rouges




Bouchées ganache et caramel mou au miel

02 mars 2008

Pendant tout ce temps...

Depuis janvier je ne bloggue plus. Je n'ai plus vraiment le temps (bac blanc, projet théâtre, etc...) et le peu de temps que j'ai je préfère le consacrer à cuisiner en vrai plutôt que de copier-coller-recopier-commenter sur mon blog une recette que j'ai fait.
Voici tout de même les photos de mes création :


Patates douces fondantes et brocolis


Sablés florentins




Tarte au fromage blanc aérienne et nuageuse !





Madeleines vanille



Gâteau "impossible" sauce caramel au beurre salé




Gâteau breton aux pommes

04 janvier 2008

Carrés de tarte choc', signé Christophe Felder


Mieux vaut couper cette tarte au chocolat en petits carrés car elle est très riche ! Cette pâte sablée garnie de crème au chocolat est absolument excellente ! On peut encore ajouter un glaçage croquant sur la crème au chocolat pour un contraste croquant/fondant. Moi j'ai opté pour le poudrage cacao et les copeaux de choc' blanc.
Rdv page 115 du livre "Le chocolat de Christophe Felder".

Je sais, c'est de la torture que je vous inflige là en ne vous livrant pas la recette...